SAMEDI 13 SEPTEMBRE - 17H

Vendredi 12
 17h30
Corrida

Jean-pierre
FORMICA

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de presse



 

  CONCOURS D’EXCELLENCE  
 
Après trois années perturbées par la fermeture de la frontière pour les ganaderias andalouses, la corrida concours arlésienne renoue avec le haut niveau. Murube, Miura, La Quinta, Victorino, Guardiola Fantoni et Escolar Gil : les ganaderias emblématiques des encastes historiques sont toutes là, et Luis Francisco Espla aussi, en chef de lidia unique.
 

CORRIDA CONCOURS


 

MURUBE

Devise : rouge et noire
Señal : “horqueta” aux deux
Finca La Cobatilla Utrera
Ancienneté : 13 octobre 1848

La ganaderia-mère de presque tout le cheptel contemporain est celle de Murube, laquelle, après être sortie de la famille en 1917 et être passée entre diverses mains, dont celles du maestro Antonio Ordoñez est redevenue en 1984 propriété des descendants de sa fondatrice, Dolores Monje, la veuve de Murube. De ce tronc fondamental qui a donné naissance à de nombreuses ganaderias en ligne directe, sortit celui de Eduardo Ibarra, duquel est issue la branche Parladé de laquelle proviennent aujourd’hui toutes les ganaderias créées à partir des familles fondamentales que furent celles de Tamaron, Gamero Civico, Carlos Nuñez et Pedrajas. Le toro de Murube qui ouvrira cette corrida-concours de très haut niveau constitue donc un retour en arrière aux origines de la tauromachie contemporaine, sachant que bien qu’ayant changé à diverses reprises de propriétaires, la ganaderia de Murube n’est jamais sortie de la ligne souhaitée par sa fondatrice.

 

MIURA

Devise : vert rouge
Señal : “hendida et muesca” à gauche, “despuntada con golpe” à droite.
Finca “Zahariche” Lora del Rio
Ancienneté : 30 avril 1849

Depuis une dizaine d’années Arles est devenue une des arènes fétiches de Miura en raison des succès multiples qu’y ont remporté ses toros. Ganaderia unique de par son origine et ses modes de sélection, Miura connaît cependant depuis une dizaine d’années une évolution notable avec la multiplication de toros à la bravoure plus constante qu’elle ne le fut par le passé. Ce qui n’empêche pas la ganaderia de sortir règulièrement des exemplaires qui rappellent ceux autour desquels s’est construite la légende, tel ce cinqueño avisé qui en mai dernier a infligé à Javier Valverde une grave cornada, alors que depuis deux ans celui-ci est en train de s’affirmer comme un des rares toreros capables de toréer bien ces toros si compliqués.

 

LA QUINTA

Devise : rouge et jaune.
Señal : “Orejisana” aux deux
Finca Fuen la Higuera à Palma del Rio.
Ancienneté 18 avril 1881

En achetant le second fer de Joaquin Buendia et une partie de sa ganaderia, Alvaro Martinez Conradi est devenu le dépositaire principal de l’encaste santa coloma. Un encaste aux caractéristiques très marquées dont un des exemplaires, lidié lors de la dernière corrida-concours vicoise, a remporté le prix au toro le plus brave après avoir pris quatre piques. Des toros de Santa Coloma, on a toujours dit qu’ils possédaient un regard de fou, manière de souligner l’extrême acuité avec laquelle ils sont capables de suivre tout ce qui se passe en piste, ce qui les rend si difficiles à toréer mais qui autorise aussi, lorsque l’on utilise la technique adéquate, les grandes faenas qui ont souvent consacré les toreros. Ayant remporté aussi le prix au toro le plus brave de la dernière feria de Bilbao, la ganaderia est dans un excellent moment.

 

Victorino MARTIN

Devise : bleu et rouge
Señal : deux“hoja de higueras”
Finca : Las Tiesas, Portezuelo
Ancienneté : 29 mai 1919

Avec l’importante corrida lidiée à Séville, l’excellent lot lidié à Cordoue et le grand toro - pour la muleta - lidié à Vic pour la corrida-concours, la ganaderia de Victorino Martin semble revenir vers son plus haut niveau après quelques temporadas en demie teinte. De ses cousins santa coloma, l’encaste albaserrada (santa coloma et saltillo) se distingue par une faculté supérieure à humilier, ce qui explique, en même temps que la difficulté qu’il y a toujours à bien conduire des embestidas souvent courtes, l’importance des faenas qui sont réalisées face aux toros qui en sont issus. Ayant bâti sa carrière face à eux, Luis Francisco Espla fait partie des toreros qui depuis trente ans ont remporté le plus de triomphes face à eux, ce qui laisse augurer d’un grand spectacle.

 

GUARDIOLA FANTONI

Devise : vert et or
Señal : “zarcillo” aux deux Finca El Toruño Utrera
Ancienneté : 23 septembre 1945

Le Marquis de Villamarta créa sa ganaderia en 1914 en réunissant plusieurs sangs qui devaient donner naissance à un coktail explosif de caste piquante : plusieurs lots d'origine Ibarra, Murube, Santa Coloma, Albaserrada, Urcola et Medina Garvey. Brave et encasté, le toro de Villamarta gagnera en noblesse au fil du temps et des éleveurs successif qui le croisèrent souvent avec d'autres provenances voisines. La ganaderia de Salvador Guardiola Fantoni en est directement issue, et depuis soixante ans sa trajectoire s’inscrit dans la lignée de tous les grands fers toristas de l’actualité. Javier Valderde, qui sera chargé de lidier ce toro, avait obtenu un succès important à Madrid face à cette ganaderia l’an passé, non sans mal, la corrida ayant fait preuve de beaucoup de complications.

 

ESCOLAR GIL

Devise : blanche et rouge
Señal :”horquilla” aux deux
“Monte Valdetietar” Lanzahita
Ancienneté : 24 mars 1985

Créée à partir du seul lot de vaches qu’ait jamais vendu Victorino Martin (à son ami Leopoldo Picazo de Malibran), et d’une partie de la ganaderia de Paco Camino (origine Joaquin Buendia), la ganaderia de José Escolar Gil présente règulièrement des toros très encastés conformes à son origine santa coloma-albaserrada. À Vic en mai dernier le lot lidié fut très important, avec notamment deux grands toros qui offrirent des tercios de piques magnifiques avant de faire preuve d’une grande noblesse... soutenue par une caste endiablée qui demandait à être canalisée. C’est pourtant face à un toro plus compliqué que Sergio Aguilar est parvenu à imposer le mieux son toreo, preuve qu’il est bien, à l’heure actuelle, un des toreros qui comprend le mieux cet encaste si particulier.


  ESPLA
Luis Francisco Espla est né à Alicante le 19 juin 1958, a pris l’alternative à Zaragoza le 23 mai 1976,des mains de Paco Camino et du 'Niño de la Capea' et l’a confirmée le 19 mai 1977 des mains de Curro Romero.
La lidia est son fond de commerce par excellence et depuis trente cinq ans il a réussi l’exploit de passer du statut de jeune torero virevoltant à celui de maestro-référence dans le créneau difficile des corridas dures. Mais les meilleures choses ont une fin et les années ne passent pas en vain, pas plus que les cornadas. Celle, terrible, reçue en juillet dernier à Céret, pèsera sans doute sur l’avenir du torero qui a déjà annoncé qu’il ne reviendrait plus à Las Ventas, tandis que l’on murmure qu’il pourrait se retirer après avoir donné l’alternative à son fils Alejandro à Alicante en juin prochain. Sa présence à Arles lors de cette corrida-concours sera donc vraisemblablement la dernière occasion pour lui d’offrir aux aficionados arlésiens le spectacle un peu surrané et en tous cas décalé de cette lidia “à l’ancienne” qu’il a remis au goût du jour. Une lidia basée sur la facilité avec laquelle Luis Francisco Espla comprend tous ses adversaires et leur offre, afin qu’ils s’expriment au mieux et servent ses propres projets, les trajectoires les plus naturelles. Maestro indiscutable dans ce difficile exercice que peu de ses compañeros se hasardent à explorer, Luis Francisco Espla insuflera sans doute à cette corrida-concours de haut niveau, l’esprit rare de sa toreria magistrale, ce qui incitera ses jeunes compañeros à se dépasser.
  JAVIER VALVERDE
 
Javier Ricardo Sanchez San José est né à Salamanca le 22 décembre 1977 et y a pris l’alternative le 12 juin 2002 des mains de Paco Ojeda et du Juli. Il a confirmé le 22 mai 2003 des mains de Ponce et Ferrera.
 
Peu à peu, Javier Valverde est en train de conquérir dans les ferias une place légitime. Car depuis ses débuts de novillero, sa conception classique et un peu austère du toreo a fait de lui un des meilleurs interprètes de l’école de Castille. Javier Valverde torée comme il est : en homme droit et sévère qui offre au toro sa poitrine et ne fait jamais nulle concession. Loin de tout effet démagogique, son toreo dépuré est aux antipodes des toreros médiatiques et c’est à Séville, face aux toros de Miura, et à Madrid, dans des circonstances également difficiles, qu’il a convaincu l’aficion.
  SERGIO AGUILAR
Sergio Aguilar est né à Madrid le 24 juillet 1980 et y a pris l’alternative le 4 juin 2003 des mains de Joselito et Victor Puerto face à des toros de Partido de la Resina.
Attention à ce torero ! Car pour les aficionados qui ne le connaîtraient pas encore, Sergio Aguilar possède toutes les qualités pour devenir un torero important. Pourquoi alors n’est-il pas encore figura ? Parce ce que son parti-pris de toréer lentement et dans le sitio, son refus de toute compromission et une malchance noire qui l’a écarté de longs mois des ruedos à plusieurs reprises suite à plusieurs cornadas, l’ont empêché à ce jour de toréer de manière règulière. Ce qui ne l’a pas empêché de marquer de son empreinte la plupart des corridas auxquelles il a participé, s’érigeant l’an passé en triomphateur de la feria madrilène de San Sebastian de los Reyes alors que toutes les figuras y participaient. Ce qui en dit long sur sa capacité à s’installer de manière durable au plus haut niveau. Mais ce qui en dit plus encore est la constance dont il fait preuve dans l’engagement. Ce fut évident dans des circonstances difficiles durant la San Isidro, et plus encore à Vic où, face à deux toros très encastés de Escolar Gil, il rallia tous les suffrages de l’aficion. Qu’un torero s’installe dans le sitio de José Tomas pour y toréer des toros de saltillo est un exploit qu’il convient de récompenser, ce qu’Arles à décidé de faire en lui offrant de combattre durant cette corrida-concours deux exemplaires de l’encaste santa coloma- saltillo qu’il avoue affectionner. Une rareté par les temps qui courent, et plus encore chez des toreros appelés à se hisser au plus haut niveau, comme cela semble être le cas pour Sergio Aguilar... si la malchance se décide à enfin l’oublier.

 
 
 
 
 
 
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Feria