SAMEDI 13 SEPTEMBRE - 17H

Vendredi 12
 17h30
Corrida

Jean-pierre
FORMICA

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de presse



 

  GOYESQUE PLURIELLE  
 
Avec Pablo Hermoso de Mendoza, rejoneador le plus important de tous les temps, Juli, leader indiscutable de la toreria actuelle, et Juan Bautista, artiste rare aux aspirations ambitieuses, l’édition 2008 de la corrida goyesque est un joyau aux multiples facettes.
 

CORRIDA GOYESQUE
4 Toros Guttiérez Lorenzo / 2 Toros Zalduendo


 

Devise : blanc, rouge et jaune
Señal : muesca basse des deux côtés.
Finca : “Espino Rapado” Salamanca

Les murubes du Niño de la Capea sont à l’heure actuelle les toros favoris des rejoneadors en raison de la noblesse de leurs embestidas. En mars dernier, Mendoza triompha à Arles face à eux.



 

Devise : rouge et bleu
Señal : punta de lanza des deux côtés.
Finca : “Moheda de Zalduendo” Caceres

Lorsqu’en 1987 il prit son indépendance après avoir géré pendant dix ans la ganaderia familiale de Jandilla, Fernando Domecq emporta, dit-on, la meilleure partie de celle-ci, pour créer celle de Zalduendo, un des fers les plus anciens qui soit. Sa recherche d’un toro à la bravoure franche et vibrante qui se caractérise par une haute dose de “toréabilité” en fait aujourd’hui une des ganaderia les plus prisée des figuras.



  PABLO HERMOSO DE MENDOZA
Pablo Hermoso de Mendoza est né à Estella le 11 avril 1966. Il a pris l’alternative à Pamplona le 18 août 1989. En 2007 il a toréé 66 corridas, coupé 146 oreilles et 11 queues, se classant comme depuis deux ans numéro un de l’escalafon.
Comme tous les grands, Pablo Hermoso de Mendoza donne sa véritable mesure dans l’adversité. Ce qui explique qu’après avoir longtemps caracolé seul en tête de sa spécialité, il trouve dans la concurrence que lui font ses jeunes disciples de nouvelles raisons de se dépasser. Mais peut-on reculer à l’infini les limites du possible ? Peut-on raccourcir encore les distances et toréer plus lentement dans un terrain plus réduit que celui investi par Mendoza voici prés de quinze ans déjà ? Si l’on ne suit pas au quotidien l’éblouissante démonstration de Mendoza, cela semble difficile à croire. C’est pourtant le cas, au point que l’on peut se demander si chacune des générations de ses chevaux toreros n’est pas meilleure que la précédente, et si Mendoza, qui n’a jamais autant mérité son titre de premier des centaures, n’a pas atteint, par cette forme d’identification inédite propre aux grands cavaliers, ce stade ultime du dressage dans lequel l’homme et sa monture ne font qu’un, le ressenti de celle-ci enrichissant la réflexion de l’autre, tandis que la science du cavalier pousse son partenaire à se sublimer.
  EL JULI
 
Julian Lopez “El Juli” est né le 3 octobre 1982 à Madrid. Alternative à Nîmes le 18 septembre 1998 des mains de Manzanares et Ortega Cano. Confirmation le 17 mai 2000. En 2007 il a toréé 82 corridas et coupé 110 oreilles et 2 queues.
 
Année après année, au point d’apparaître comme un vétéran qu’il n’est pas, le Juli impose son rythme d’un bout à l’autre de la temporada, réussissant l’exploit de hausser le niveau de son toreo d’une temporada sur l’autre. Son secret ? Il est un éternel insatisfait et ne supporte pas de voir dans le toreo de ses compañeros des détails qui lui plaisent et que n’offrirait pas le sien. Un rapide retour en arrière permet de comprendre son évolution : torero bullidor à la tête privilégiée, dés ses débuts de novillero il brille par la variété de son toreo de cape dont il a appris les secrets au Mexique, ses poses de banderilles et sa capacité muleta en main à donner des passes dans toutes les situations et tous les terrains. Cette capacité à s’adapter, il l’utilise pour piquer à Ojeda, lors de son éphémère retour, le secret du sitio rapproché qu’il intègre à son répertoire. Puis à Curro Vazquez, dont il accompagne la despedida, il chipe en partie quelques envolées de cape... mais en partie seulement. Ayant tout intégré grâce à son intelligence, il utilise désormais toutes les couleurs de son immense palette, donnant toujours, au plus prés de la lidia parfaite, les passes les plus opportunes à chacun de ses adversaires. Ce qui suffirait à bien d’autres pour être satisfaits. Mais pas au Juli, qui cherche encore comment s’améliorer.
  JUAN BAUTISTA
Juan Bautista est né le à Arles le 12 juillet 1981 où il a pris l’alternative des mains d’Espartaco et de Rincon le 11 septembre 1999. Il a confirmé à Madrid le 2 octobre de la même année. En 2007 il a toréé 45 corridas et coupé 60 oreilles et 5 queues.
Après bien d’autres avant lui, Juan Bautista connaît le poids qui accompagne tout triomphateur de Madrid, surtout lorsque le titre s’accompagne de ce halo rare qui distingue les toreros de classe consacrés par les premières arènes du monde, ce qui fut son cas en octobre dernier. Ce jour-là, la sévère aficion de Las Ventas se rendit devant le toreo pur, inspiré et magique du matador arlésien, auteur de la faena la plus importante de toute la temporada. Reproduire de tels chef-d’oeuvres n’est pas une chose aisée, dans la mesure où toute oeuvre d’art véritable est une création spontanée et unique. Le risque serait alors de vouloir rentabiliser à tout prix le statut nouvellement acquis en toréant “à l’économie” conformément à un toreo moins ambitieux mais plus démagogique... et rentable en terme de trophées. Ce choix, Juan Bautista ne l’a pas fait, préférant continuer sa recherche de lui-même sur la voie plus difficile du toreo pur. Un choix courageux qui porte peu à peu ses fruits, Juan Bautista ayant apporté la preuve, tout au long de la saison, de sa capacité à occuper sur l’échiquier taurin une place différente, pour longtemps sans doute, dès lors qu’il est capable d’offrir, chaque temporada, une demie douzaine de faenas semblables à celle qui l’a consacré.

 
 
 
 
 
 
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