VENDREDI 12 SEPTEMBRE - 17H30

Vendredi 12
 17h30
Corrida

Jean-pierre
FORMICA


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de presse



 

  DESTINATION ENVIE  
 
Chaque corrida est un voyage, chaque cartel une destination secrète. Trois toreros différents aux talents contrastés et une ganaderia nouvelle, avec pour dénominateur commun l’envie de triompher, tels sont les ingrédients de cette randonnée qu’Arles propose aux aficionados de faire.
 

CORRIDA
6 Toros La Palmosilla


 

Devise : bleu ciel et rouge
Señal : orejisana à gauche et muesca à droite.
Finca : “La China” Tarifa, Cadiz.

Créée en 1996 par un neveu du grand Carlos Nuñez à partir de celle de Nuñez del Cuvillo, la ganaderia de La Palmosilla est composée comme celle-ci d’un agrégat de divers sangs issus de l’encaste Ibarra-Parladé avec prédominence des apports Juan Pedro Domecq et José Luis Osborne. La qualité des toros de cette ganaderia en fait le plus souvent des partenaires de choix pour les toreros, ce qui correspond bien à la volonté de l’empresa d’Arles d’offrir à ceux qui composent le cartel du jour une occasion de triompher pour le plus grand plaisir du public arlésien.


  CESAR JIMENEZ
César Jimenez est né le à Fuenlabrada le 19 avril 1984. Il a pris l’alternative à Nîmes le 9 mai 2002 des mains de Paco Ojeda et du Juli. Il a confirmé à Madrid le 15 mai 2005 des mains du Juli et de Matias Tejela face aux toros de Joselito. En 2007 il a toréé 51 corridas pour 78 oreilles et 3 queues.
Après six années d’alternative César Jimenez se retrouve dans une situation paradoxale. Alors qu’il est un des toreros les plus réguliers de l’escalafon dont il s’est classé premier deux ans de suite, alors que les principaux apoderados du circuit ont géré sa carrière, il a fait le choix au début de la présente temporada de confier ses intérêts à celui qui fut à ses côtés depuis son époque de novillero... en tant que banderillero. Un choix décalé, courageux, osé, même, dans la mesure où pour la première fois de sa carrière César Jimenez n’est plus soutenu par une des grandes casas du système. Pourquoi l’a-t-il fait ? Parce qu’il est avant tout un torero rebelle et que cette situation lui déplaît d’autant moins qu’elle fait de lui celui que l’on n’attend pas forcément... Quel intérêt à compliquer ainsi les choses au risque de se marginaliser ? Le premier, et le plus important, est que son choix oblige le torero à une profonde remise en question. Ce qui correspond tout à fait à son caractère. Car loin d’être blasé par le succès commercial qui a accompagné son début de carrière, César Jimenez est un éternel insatisfait plutôt enclin à une introspection permanente. Le toreo dont il rêve, il est loin de l’avoir atteint, et son désir de changement trouve sa source dans sa profonde conviction que seule une mise en danger consciente et délibérée lui permettra d’infléchir son image. Dans un milieu où la préservation des avantages acquis est plutôt la règle, ce choix qui honore le torero est suffisamment rare pour être souligné. César Jimenez gagnera-t-il son pari ? Sa pugnacité, son courage et son solide métier incitent à le penser même s’il est difficile. À Arles, l’année dernière en septembre, il avait triomphé en coupant deux oreilles.
  DANIEL LUQUE
 
Daniel Luque est né à Gerena (Séville) le 29 novembre 1989. Il a pris l’alternative à Nîmes le 24 mai 2007 des mains du Juli et de Sébastien Castella face au toro "Portante" d’El Pilar. En 2007 il a toréé 19 corridas au cours desquelles il a coupé 30 oreilles et 2 queues.
 
Depuis ses débuts de matadors l’an passé à Nîmes, le sévillan Daniel Luque fait figure de futur grand, tant la précision de son toreo esthétique et ajusté laisse présager pour lui d’un avenir doré. Il ne faut pas s’y tromper : nous sommes peut-être en présence d’une des principales figuras des prochaines années, tant il semble unir dans son toreo l’intelligente maîtrise d’un Enrique Ponce au même moment de sa carrière, avec les codes esthétiques post-modernes dont il possède l’élégance mesurée. Sans doute évoluera-t-il bientôt encore, dès qu’il aura réellement pris la mesure de ce niveau au travers du rodage indispensable à tout jeune matador, vers une tauromachie plus complète, en utilisant tous les ressorts du toreo de proximité pour lequel il est parfaitement armé grâce à sa verticalité naturelle et à son aptitude à utiliser toutes les ressources d’un poignet délié dont le jeu l’apparente déjà aux meilleurs techniciens de son époque. On l’aura compris, Daniel Luque est un torero surdoué dont l’évolution ultime aboutira le jour où, avec l’expérience et le succès aidant, il se libèrera du carcan technique dans lequel il assure pour l’instant sa progression, afin de se laisser porter par l’inspiration et d’offrir une version moderne du toreo sévillan.
  JOSELITO ADAME
Joselito Adame est né à Aguascalientes au mexique le 22 mars 1989. Il a pris l’alternative à Arles le 7 septembre 2007 des mains du Juli et de Juan Bautista, coupant trois oreilles. Durant l’hiver 2007-2008 il a participé à une vingtaine de corridas au Mexique.
Sans un virus malin et deux cornadas inopportunes qui ont perturbé son début de temporada et l’ont écarté des ruedos durant deux mois, Joselito Adame aurait consolidé sa position de première figura au Mexique et confirmé son alternative à Madrid des mains de Ponce et Castella. Ce n’est bien sûr que partie remise, et sa présence dans la plupart des ferias de la temporada française atteste de la trace importante qu’il a déjà laissé au coeur de l’aficion, pour laquelle son entrega, sa sincérité et son courage valent toutes les recommandations. Si par son seul mérite Joselito Adame s’est imposé en France comme un des jeunes toreros digne d’accompagner les figuras, c’est qu’il possède au plus haut point les qualités essentielles que l’aficion la plus difficile au monde exige. Capeador facile et varié - l’école du Mexique - banderillero puissant et spectaculaire, muletero poderoso dont le toreo évoluera sans doute vers un classicisme non dénué d’inventivité et d’audace, Joselito Adame est également et surtout un des meilleurs estoqueadors de sa génération. Des arguments, on le comprend, plus que suffisants pour faire de lui une figura, chez lui au Mexique, mais également partout, et avant tout en France où le public l’a chaleureusement adopté.

 
 
 
 
 
 
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Feria