Face à la novillada des frères Gallon lidiée le samedi, le premier de l’escalafon 2007, Pepe Moral, entre dans une phase décisive de sa carrière, celle durant laquelle il va devoir confirmer et convaincre pour pouvoir prétendre passer dans de bonnes conditions à l’échelon supérieur. Sa technique et sa maturité sont ses arguments les plus solides. Même objectif pour Oliva Soto mais avec d’autres arguments : porteur des sortilèges gitans, il doit démontrer sa capacité à systématiser les faenas d’inspiration dont on le sait capable. Quant à José Manuel Mas, élève surdoué de l’école taurine de Madrid, il doit, après une première année de rodage, confirmer à transposer à ce niveau le toreo précis et intelligent qui a fait naître les plus grands espoirs au sein de l’aficion madrilène. Le dimanche, face aux novillos de Palla qui avaient triomphé à Arles voici deux ans, deux novilleros arlésiens qui ont déjà triomphé l’an passé. En 2007, après avoir triomphé à Arles lors de sa présentation avec picadors, Marco Leal a joué de malchance quand à Riscle début août un novillo lui a broyé le genou. Après une opération et six mois de rééducation difficile, Marco reprend l’épée chez lui avec pour objectif de rattraper le temps perdu, de convaincre que sa blessure inoportune est bien oubliée et que son appétit de triomphe et sa joie de toréer son intacts. L’autre arlésien du cartel, Roman Pérez, a réalisé l’an passé une saison étonnante de régularité dans le succès, parvenant à rivaliser en Espagne avec les meilleurs de sa catégorie à l’occasion de sa première année à ce niveau malgré deux cornadas. Un exploit qui en dit long sur sa capacité à se dépasser et fait de lui une des principales attractions de la saison qui débute. À leurs côtés, Ruben Pinar en qui beaucoup voient un phénomène, à commencer par le père du Juli lui-même qui a dirigé ses premiers pas dans ce difficile métier. Même capacité techinque que son aîné au même niveau, même appétit de conquêtes dont atteste son palmares éloquent, Ruben Pinar est peut-être un futur grand. Samedi et dimanche matin, tous jouent leur destin à Arles. |