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MIURA, le retour |
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Uniques, irremplaçables, majestueux et intraitables, les toros de Miura reviennent à Arles enveloppés de leur légende.
Face à eux, un maestro confirmé et deux de ses disciples...
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CORRIDA
6 Toros de MIURA
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Devise verte et rouge.
Señal :hendida et muesca à gauche, despntada con golpe à droite.
Finca Zahariche, Lora del Rio
Anciennté 30 avril 1849
Après trois années d’interruption pour cause de “langue bleue”, les toros de Miura peuvent enfin revenir à Arles, arène où mieux que dans bien d’autres ils ont étalé le large éventail de leur personnalité complexe. De la dureté extrême à la noblesse parfois confondante, en passant par la bravoure vraie, celle qui habite les grands toros de cet encaste si particulier. Car l’erreur serait de penser que les anciens cabreras sont des toros intoréables et que seule la peur est au rendez-vous lorsque leur nom apparaît à l’affiche. Elle y est, certes, mais elle peut déboucher aussi sur des faenas mémorables à condition que les toreros soient capables de dépasser ce “syndrome Miura” alimenté par la légende noire de la ganaderia. Une légende dans laquelle les heures noires cohabitent avec des triomphes grandioses, au point d’envelopper cette ganaderia dans un halo de respect et de mystère qui plane toujours sur les arènes lorsqu’un de ses corridas y paraît.
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El FUNDI |
Belluaire par excellence depuis les débuts de sa carrière de matador, le Fundi a pourtant du patienter longtemps pour être reconnu en Espagne, tandis qu’en France il était le pivot indispensable de toutes les corridas toristas, dont celles de Miura face auxquelles il réalisa tant d’exploits, à Arles notamment. D’un naturel autoritaire et entreprenant, le Fundi a su faire évoluer son toreo au fil de sa carrière pour proposer à ses adversaires des faenas plus abouties aujourd’hui, auxquelles sa considérable expérience et son ambition jamais démentie confèrent désormais une profondeur indiscutable. Lidiador aguerri et capable, le Fundi sait aussi toréer fort bien car il est un véritable maestro façonné à l’ancienne.
José Pedro Prados est né à Fuenlabrada le 23 décembre 1966. Il a pris l’alternative à Villaviciosa de Odon le 22 septembre 1987 et l’a confirmée le 22 mai 1988. En 2007 il a participé à 29 corridas et coupé 35 oreilles. |
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SANCHEZ VARA |
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Des pueblos de la Alcarria à ceux de la Vallée de la Terreur, Sanchez Vara chemine avec bonheur sur ce parcours du risque dont chaque étape est une épreuve. Là, dans des arènes de fortune, sortent des corridas parfois intoréables et des toros souvent disproportionnés face auxquels il faut pourtant faire le spectacle si l’on veut convaincre un public difficile que l’on peut continuer. Sortir de cet underground ingrat n’est jamais facile, et moins encore, lorsque l’on y parvient, parvenir à évoluer dans un autre registre sans oublier d’où l’on vient. Cet exploit, Sanchez Vara est en passe de le réaliser, affinant son toreo par essence pueblerino pour en faire émerger un autre plus sobre sans rien perdre de son efficacité, lequel lui ouvre les portes de nombreuses ferias. Ne nous y trompons pas : son sens du sitio et sa capacité à ne jamais perdre la tête de ses adversaires qu’il conduit d’une muleta repassée peuvent faire de lui bientôt un des grands spécialistes des corridas dures.
Sanchez Vara est né à Guadalajara le 18 juillet 1979 et a pris l’alternative le 30 août 2000 à Sacedon des mains d’Espla et a confirmé le 7 septembre 2003 des mains de Valderrama. En 2007 il a toréé 46 corridas pour 86 oreilles et sept queues. |
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RAFAELILLO |
Après une première partie de carrière favorisée par des protecteurs puissants, Rafaelillo a vu comme tant d’autres s’éloigner le rêve d’un parcours facilité et a dù repartir de zéro en espérant qu’un jour on lui donnerait sa chance. Après quelques prestations héroïques, celle-ci lui fut offerte à Madrid l’an passé face aux toros de Dolores Aguirre. Son culot, son entrega et son courage firent merveille, au point de lui valoir de nombreux engagements, comme à Pamplona par exemple face à une imposante corrida de Miura. Cette chance-là il ne la laissa pas davantage passer, au point de s’ériger aux yeux des aficionados en véritable spécialiste de cette ganaderia. Sa principale qualité est de ne rien jamais lacher et de tenter jusqu’au bout sa chance. À base de toques très autoritaires et de poussées de bravoure sans faille son toreo n’est certes pas le plus grâcieux, mais il est celui grâce auquel Rafaelillo, qui se présentera à Arles, est sur le chemin qui mène au succès.
Rafael Rubio “Rafelillo” est né à Murcia le 16 juillet 1979 où il a pris l’alternative le 14 septembre 1996 des mains de Ponce et Rivera ordoñez. En 2007 il a toréé 20 corridas, coupé 25 oreilles et une queue. |
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