VENDREDI 7 SEPTEMBRE - 17H

Vendredi 7
 17h
Corrida Goyesque

Lucien Clergue

 

 

 



LUCIEN CLERGUE
Premier photographe à être admis au sein de la prestigieuse Académie des Beaux-Arts, l’arlésien Lucien Clergue a accepté de revisiter l’amphithéâtre à l’occasion de la corrida goyesque.



  LUCIEN CLERGUE
Lorsque l’on a, comme c’est le cas de Lucien Clergue, été porté sur les fond baptismaux de l’aficion par des parrains aussi prestigieux que Cocteau ou Picasso, comment ne possèderait-on pas de la tauromachie une vision tout à la fois profonde et originale ? Fidèle, aussi, tant il est vrai que tout au long d’une carrière féconde qui a valu au maestro arlésien une renommée internationale, la tauromachie a toujours été source d’inspiration pour lui. “Jusqu’ici il n’y a pas eu de toros et peu de Goya. Ce qui pour une goyesque était un comble... J’ai voulu revenir aux bases.” Quatre idées force dans ce projet monumental : d’immenses évocations du Juli et Juan Bautista avec en surimpression quelques oeuvres picturales recouvriront les tours, tandis que quatre photos orneront les burladeros, lesquels seront bien sûrs enlevées à l’issue du paseo. Pour la piste, Lucien Clergue a imaginé un tryptique d’ombres portées de toreros matérialisées par des ocres sombres ou claires. Et pour donner à “l’habillage” une dimension supplémentaire, l’idée d’un accompagnement musical s’est imposée, de même que la personnalité de celui à qui il convenait de le confier, l’immense Manitas de Plata lui-même, dont Picasso, en le découvrant lors d’une fête gitane, s’exclama : “Celui-là, il vaut plus cher que moi !”. Il convient là aussi de parler d’un véritable retour aux sources, puisque dès 1955 Lucien Clergue s’intéressa à travers Manitas de Plata au monde des gitans et que la carrière de ce dernier démarra après qu’un producteur américain eut découvert les portraits qu’avait exposé à New-York son ami photographe. Âgé aujourd’hui de 86 ans, le gitan aux doigts d’argent, après avoir séduit les plus grandes scènes du monde, trouvera dans l’amphithéâtre un auditoire à la mesure de son talent. Quant à Lucien Clergue, quelques jours après la corrida goyesque, son tour viendra de prendre une alternative de choix : vêtu de l’habit vert et lumière confectionné par Christian Lacroix et armé d’une épée spécialement fondue pour lui par l’atelier Bermejo qui fabrique celles des toreros à Tolède, il fera le paseo sous la prestigieuse Coupole où il sera reçu par ses nouveaux pairs. Et grâce à lui, qui fut aussi il y a bien longtemps valet d’épée de quelques novilleros arlésiens avant d’être le portraitiste de toutes les stars de l’arène, c’est toute la tauromachie française qui y pénètrera à sa suite, en catimini, pour l’ovationner.
 
 
 

 
 
 
 
 
 
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