SAMEDI 8 SEPTEMBRE - 17H

Vendredi 7
 17h
Corrida Goyesque

Lucien Clergue


 

  OBLIGATION TRIOMPHE  
 
Trois jeunes matadors, trois obligations : pour Curro Diaz, démontrer que son toreo pinturero peut être aussi profond ; pour CésarJimenez, confirmer qu'il appartient de droit à la génération des futurs grands ; pour Mehdi Savalli, affirmer qu'après Sébastien Castella et Juan Bautista, il peut prétendre à une carrière internationale.
 

CORRIDA
6 Toros de Los Bayones


 

Devise : bleu, blanc rouge
Señal : hendida à droite et muesca à gauche.
Finca : El Vecino, Calzada de Don Diego Salamanca.

Il s’agit ici de la partie la plus importante de la ganaderia créée par Santiago Martin “El Viti” à partir de celle de Lisardo Sanchez, laquelle, dans les années quatre-vingt, avait été à l’origine de grands triomphes madrilène pour Antoñete. Cousine des ganaderias de Valdefresno et du Puerto, la ganaderia de Los Bayones remporte chaque année des triomphes importants en raison de la bravoure foncière de ses toros.


  CURRO DIAZ
Francisco Diaz Flores, “Curro Diaz” est né à Linares le 20 mai 1974 où il a pris l’alternative le 1er septembre 1997 des mains de Juan Carlos Garcia et de Sebastian Cordoba. Il a confirmé à Madrid le 14 septembre 2003 et à Mexico le 28 janvier 2007
Après dix ans de carrière marginale ponctués de succès d’estime, Curro Diaz a enfin remporté à Madrid le triomphe important nécessaire pour accèder au haut niveau, lequel fut précédé d’une faena remarquée à Séville face aux toros de Cebada Gago. Deux oreilles le 29 avril, puis une nouvelle prestation convainquante le 15 mai, ont fait de lui une nouveauté. Torero pinturero et élégant, Curro Diaz est avant tout doté d’une solide technique, laquelle lui a permis, pendant dix ans, de résister à la marginalisation qu’aurait pu lui valoir sa personnalité atypique dans un mundillo sans pitié pour lequel la vertu première est le rendement. Le challenge qui s’offre à lui cette temporada est le suivant : confirmer dans les nombreuses ferias qui vont lui ouvrir leurs portes cette année que son toreo esthétique peut se systématiser, que son style évident n’est pas dénué de la profondeur nécessaire à l’envol des grandes carrières et qu’il possède en outre un mental conquérant. S’il le remporte, on pourrait parler de Curro Diaz pendant longtemps.
  CESAR JIMENEZ
 
César Jimenez est né à Fuenlabrada le 19 avril 1984. Il a pris l’alternative à Nîmes le 9 mai 2002 des mains de Paco Ojeda et du Juli. Il a confirmé à Madrid le 15 mai 2005 des mains du Juli et de Matias Tejela face aux toros de Joselito.
  Depuis trois ans César Jimenez accumule les triomphes sans pour autant accèder aux premiers rangs de l’escalafon qu’il avait occupé en 2004 au début de sa carrière, alors que de l’avis général son toreo a évolué de manière positive. À cette situation paradoxale on ne peut trouver qu’une explication et elle réside dans l’indépendance revendiquée du torero qui a choisi, afin d’approfondir son toreo, de se rapprocher de Joselito plutôt que de continuer à confier ses intérêts à de puissantes maisons du mundillo. Les conséquences de ce choix sont visibles : triomphateur indiscutable de la feria de San Isidro 2006, César Jimenez flirte pourtant toujours avec l’injustice, comme à Valence par exemple où, triomphateur également des Fallas l’an passé, il n’a pas été engagé cette année. Oublié aussi par la plupart des grandes arènes françaises, César Jimenez vient à Arles pour démontrer qu’il possède bien l’étoffe d’une figura et que son talent n’a rien à envier à celui des jeunes toreros de sa génération qui cette saison ont pris d’assaut les hauteurs de l’escalafon, poussant doucement les grands anciens vers la retraite.
  MEHDI SAVALLI
Mehdi Savalli est né à Arles le 1er novembre 1985 où il a pris l’alternative le 8 septembre 2006 des mains de César Rincon et de Juan Bautista face aux toros de Bañuelos.
Au terme de sa première temporada complète de matador, Mehdi Savalli revient chez lui à Arles où il fut tout prés de remporter en avril dernier un triomphe important. Pour tout jeune matador, le saut du novillo au toro est une épreuve redoutable et il faut mettre au crédit du jeune arlésien de ne l’avoir pas trop accusé comme ses bonnes performances enregistrées dans les diverses arènes où il a été invité à se produire le démontre. Le premier objectif est donc rempli : Mehdi a apporté la preuve cette année de sa crédibilité et de sa solvabilité face à des corridas parfois imposantes, ainsi que de la réalité de son talent. Art vivant par excellence, le toreo ne peut être dissocié de son contexte. Et il ne sert à rien d’être simplement bon ou doué lorsque le niveau général de la concurrence atteint des sommets. C’est le cas cette année où pour la première fois depuis longtemps l’escalafon est secoué par une série de revendications qui ont pour effet l’arrivée d’une nouvelle génération de toreros désireux de jouer les premiers rôles. Mehdi Savalli n’en fait pas encore partie car il est plus jeune, mais leur exemple doit être là pour le stimuler et lui indiquer la voie à suivre pour, lui aussi, dans deux ou trois saisons peut-être, partir à la conquête. Une étape fondamentale de sa carrière commence donc pour lui, laquelle va consister, sur la base de sa personnalité charismatique et de son toreo puissant, à acquérir peu à peu l’expérience nécessaire à la réalisation de ses ambitions, lesquelles, il n’en fait pas mystère, sont de s’imposer au plus haut niveau et de figurer très vite dans les cartels de figuras, aux côtés de ses aînés Juan Bautista et Sébastien Castella.

 
 
 
 
 
 
Comité
Feria