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ALTERNATIVE GOYESQUE ! |
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Prendre l'alternative des mains du Juli qui vient d'être reconnu par Madrid comme un torero d'époque, et de Juan Bautista que Madrid vient aussi de consacrer, est un pari difficile que Joselito Adame est prêt à relever. |
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CORRIDA GOYESQUE
6 Toros de Antonio Bañuelos
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Devise : carmin et creme
Señal : orejisana des deux côtés.
Finca : “La Cabañuela” Hontomin Burgos
Triomphatrice en France l’an passé avec notamment la corrida de Dax au cours de laquelle Juan Bautista avait coupé quatre oreilles, la ganaderia de Bañuelos se distingue depuis plusieurs saisons pour la noblesse encastée de ses toros. Créée en 1993 à partir de celle de Torrealta (elle-même fondée sur la base de celles de Torrestrella et Jandilla), la ganaderia de Bañuelos est devenue depuis quelques saisons une des bases de toutes les ferias de Castille.
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EL JULI |
Julian Lopez “El Juli” est né le 3 octobre 1982 à Madrid. Alternative à Nîmes le 18 septembre 1998 des mains de Manzanares et Ortega Cano. Confirmation le 17 mai 2000. En 2006 il a toréé 63 corridas et coupé 96 oreilles et une queue. |
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le Juli n’avait jamais triomphé à Madrid. Lui qui depuis sept ans a franchi toutes les grandes portes qui comptent sur la planète taurine n’étais jamais parvenu à dévérouiller celle de Las Ventas. Non qu’il y ait jamais été à la hauteur des circonstances, mais parce que le public madrilène, jaloux du fait que le torero s’était construit sans lui, lui faisait payer année après année une suprématie qu’il jugeait insolente. Pour une raison ou une autre donc, jamais Las Ventas ne lui avait laissé réaliser une faena de la taille de celle offerte au public arlésien en avril dernier par exemple, qualifiée par le torero lui-même comme une des meilleures de sa carrière. Il est rare en effet de voir conjuguer ensemble tant de douceur, de précision, d’autorité et d’intelligence pour parvenir à cet équilibre parfait qui fit basculer l’amphithéâtre arlésien, acquis depuis longtemps à la cause du Juli au point que celui-ci considère le lieu comme un de ceux qui lui ont inspiré quelques unes de ses plus belles oeuvres. Torero d’exception et d’époque, le Juli semble avoir trouvé dans la jeune génération des toreros qui frappent à sa porte des raison de se dépasser encore. Et si la France taurine peut se targuer de n’avoir jamais douté de lui, il est vraisemblable que le grand triomphe madrilène aura été pour le torero une sorte de consécration - la seule qui manquait à sa prestigieuse carrière - dans laquelle il va régénérer ses ambitions. Ce qui pour les aficionados est une excellente nouvelle et laisse prévoir une grande journée : amis et compañeros depuis leur époque commune de novilleros sans chevaux, Juan Bautista et le Juli ne manquent jamais une occasion de se manifester leur respect mutuel de la meilleure des manières : en se tirant la bourre ! |
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JUAN BAUTISTA |
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Juan Bautista est né le à Arles le 12 juillet 1981 où il a pris l’alternative des mains d’Espartaco et de Rincon le 11 septembre 1999. Il a confirmé à Madrid le 2 octobre de la même année. |
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Rien ne sera plus pareil pour Juan Bautista depuis le mois de mai 2007. Car si depuis son retour dans les ruedos chacun avait pu apprécier la somptueuse évolution de son toreo comme lors de la dernière feria de Paques, il restait à sa charge l’obligation de s’imposer au plus haut niveau. C’est désormais chose faite depuis son double passage madrilène qui lui a permis de recueillir l’hommage unanime du public, de la presse et de la profession. Ce qui est mis en avant ? La qualité de son toreo classique et profond, le bon goût de son attitude en piste et sa constante orthodoxie, alors que les circonstances météorologiques épouvantables incitaient plutôt au renoncement. Mais la qualité première des figuras, c’est précisément de savoir dépasser les éléments. Une première corrida guère facile et une seconde conquise au mérite, durant laquelle Juan Bautista toréa sous un véritable déluge. De tous les hauts faits d’une San Isidro riche en triomphes importants, la leçon de Juan Bautista restera dans toutes les mémoires. Toréer comme il le fit de manière artistique alors que la piste transformée en cloaque incitait plutôt au renconcement est la marque des plus grands. Ainsi en a jugé Madrid qui lui a fait un triomphe. Après deux saisons au cours desquelles Juan Bautista s’est imposé par son talent dans toutes les arènes françaises, les portes de toutes les ferias mondiales s’ouvrent désormais pour lui. Une performance remarquable dans une saison riche en confirmations, laquelle préfigure sans doute l’émergence d’une nouvelle époque. Une génération de toreros grandioses se retire et une autre de toreros conquérants arrive au sommet. Depuis son exploit madrilène, Juan Bautista en fait dé-sormais partie. |
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JOSELITO ADAME |
| Joselito Adame est né à Aguascalientes au mexique le 22 mars 1989. Il a débuté avec picadors le 7 août 2005 à Millas, coupant trois oreilles et recevant une grave cornada. En 2006 il a participé à 31 novilladas et coupé 46 oreilles et 1 queue. |
Après trois saisons en novilladas piquées, Joselito Adame réalise son rêve en devenant matador dans des conditions prestigieuses. Un test important pour le jeune torero méxicain dont l’ambition est de revenir chez lui pour y acquérir un statut de figura. Doué dans les trois tiers, spectaculaire aux banderilles et au moment de l’estocade, Joselito Adame possède en effet toutes les qualités pour s’imposer et le succès remporté, entre autres, à Cordoue, montre que son toreo peut séduire les plus grandes arènes. Lauréat du trophée Pierre Pouly en avril dernier, c’est en toute légitimité que Joselito Adame se voit offrir la chance de devenir matador des mains du numéro un mondial en présence de Juan Bautista. |
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