Devise : grenat, violette et jaune Señal : horca à l’oreille droite Finca : Los Talayos, Ciudad Rodrigo
Issue en 1986 de celles d’Aldeanueva et d’Andres Ramos provenant elles-mêmes de celle de Juan Pedro Domecq, la ganaderia mirobrigense de Santos Alcalde possède les mêmes caractéristiques qu’elles : des toros à la charpente imposante, aux armures larges, à la bravoure affirmée et dont la noblesse a autorisé dans un passé récent de grandes faenas, avec notamment trois excellentes corridas lidiées l’an passé.
Né à Jérez le 23 mai 1973 où il a pris l’alternative le 18 juin 1994 des mains de Pedro Castillo et du Niño de la Taurina. Il a confirmé le 10 septembre 1995 des mains de Frascuelo et Juan Carlos Vera face à des toros d’Albaserrada.
JUAN JOSE PADILLA
Un brave à l’ancienne, batailleur et jovial, surprenant et parfois même déroutant dans sa recherche décalée d’innovations vestimentaires, mais considéré par ses pairs comme une des figures de proue de la profession. La raison en est simple : un respect unanime enveloppe Juan José Padilla d’un halo particulier seulement réservé aux héros authentiques, ce qu’il est, en raison de la désinvolture avec laquelle il joue sa vie. Désinvolture apparente bien sûr, qui est cependant la marque des conquérants de l’arène pour lesquels la lidia est avant tout un combat qu’il faut remporter en donnant en permanence à l’adversaire l’impression qu’on ne le redoute pas. tel est Padilla, brave entre les braves, durement châtié souvent et dont on oublie même parfois que loin d’être un belluaire fruste il est un des rares toreros à pouvoir toréer bien des toros dont les autres ne veulent pas. Ce qui est de manière surprenante le cas de ceux de Santos Alcalde dont il aura à coeur de profiter de la bravoure toréable qui dans une saison très dure vient justement le récompenser.
Né le à Bordeaux le 18 août 1980. Il a pris l’alternative à Eauze le 7 juillet 2002 des mains de Fernandez Meca et Antonio Barrera et l’a confirmée le 10 juillet 2005 des mains de José Luis Moreno et Sergio Aguilar. En 2005 sa saison a été interrompue fin juillet par une grave blessure.
JULIEN LESCARRET
Après qu’il ait été triomphateur de la feria vicoise, qu’il ait durement payé le prix du sang et démontré sa valeur à Nîmes dans des conditions difficiles face aux toros de Yonnet et malgré le vent, qui pourrait s’étonner que Julien Lescarret se voit offrir la chance de débuter à Arles dans un cartel réservé aux toreros méritants ? Torero en devenir qui jouit dans notre pays d’une sympathie particulière, Julien Lescarret a sa place partout, au même titre que la plupart des matadors qui sont programmés dans nos ferias. Son habileté dans les trois tiers n’est plus à démontrer et pour ceux qui suivent attentivement sa carrière il est évident que la prise de conscience consécutive à la grave blessure reçue à Beaucaire l’an passé est en train de faire évoluer Julien vers un toreo plus profond, plus senti, plus juste et encore plus vrai. Au terme d’une saison qui le verra participer à la plupart des grandes ferias françaises, Julien viendra à Arles pour y clôre sa temporada en beauté, sachant que cette corrida il ne la doit à personne d’autre qu’à ses propres mérites. Récompense légitime propre à nourrir son ambition.
Né à Madrid le 19 février 1982. Il a pris l’alternative à Nîmes le 28 mai 2004 des mains du Juli et de José Mari Manzanares. Il l’a confirmée le 13 mai 2005 des mains de Rivera Ordoñez et Ivan Garcia face à des toros de Cuadri.
FERNANDO CRUZ
Dans la liste déjà longue des toreros espagnols que l’aficion française a aidé à sortir de l’anonymat chez eux, Fernando Cruz mérite une place à part tant le contraste fut grand entre l’ostracisme qui marqua le début de sa carrière dans son pays et le soutient inconditionnel qu’il trouva dans nos arènes. Car comme il se plaît lui-même à le dire, alors que les professeurs de l’école taurine de Madrid lui conseillaient de ne pas perdre de temps, il trouva en France l’occasion de démontrer que son toreo si personnel pouvait lui permettre de faire carrière. Et ce soutient ne se démentit jamais, d’une première année en novilladas sans chevaux jusqu’à l’alternative. Après, car le marché est ainsi fait, c’est à Madrid qu’il lui fallait aller chercher l’impulsion décisive pour donner à sa carrière un élan nouveau. Une occasion que Fernando sut attendre deux ans, entre corridas dures toréées dans les pueblos, longs moments de doute quand les contrats s’espaçaient, et de souffrance aussi, depuis une méchante voltereta reçue précisément à las Ventas en confirmant l’alternative. mais en mai dernier, invité à participer à la San Isidro grâce à un triomphe remporté dans les arènes marilènes de Vistalegre, Fernando n’a pas laissé passer l’occasion : et en un après-midi, l’aficion madrilène a découvert ce que son homologue française savait depuis longtemps déjà : dans le physique fragile du torero de Chamberry brûle la flamme des grands toreros classiques grâce auxquels le toreo profond perdure malgré les modes. Ce triomphe madrilène a propulsé Fernando dans la plupart des ferias espagnoles dont les cartels n’étaient pas fermés. Ce cartel du samedi étant basé sur l’inclusion de toreros ayant gagné leur place au mérite, le nom de Fernando Cruz s’imposait.