Devise : noire et creme Señal : horca des deux côtés Ancienneté : 5 juin 1955 Finca : Sageras de Malvarin, Salamanca
Si les frères Ramos Matias créèrent leur ganaderia dès 1926, c’est à partir de 1978 et sa reprise en main par Andres Ramos Plaza que celle-ci est entrée dans le circuit des grandes ferias. Une évolution explicable par l’apport de bêtes appartenant à Maria Antonia Fonseca d’origine Juan Pedro Domecq, dont le ganadero sut tirer la quintessence tout en augmentant le volume de ses toros. Ce que l’on put vérifier en France l’an passé à Millas où les frères des toros qui sront lidiés à Arles occasionnèrent le triomphe des trois novilleros.
Né à Bogotá (Colombie) le 5 septembre 1965. Alternative à Bogotá le 8 de décembre 1982. Confirmation le 2.septembre 1984.
CESAR RINCON
Au delà du bien et du mal depuis de longues années déjà, César Rincon demeure pour ses jeunes compañeros la référence incontournable dans un monde taurin en pleine évolution. Classique profond, rigoureux dans la lidia et toujours soucieux d’exprimer au mieux toutes les qualités du toro, Rincon est le modèle à suivre si l’on veut éviter que l’art taurin le plus orthodoxe ne s’affadisse peu à peu, jusqu’à ne plus être, comme trop souvent déjà, qu’une démonstration de virtuosité sans âme. Donnant toujours au toro sa distance idéale - preuve d’un profond respect - César Rincon conçoit ses faenas comme autant d’équations parfaites, réduisant l’inconnu à la portion congrue. Pour cette raison, mais aussi parce qu’il est toujours le formidable compétiteur qui sortit à six reprises par la grande porte de Las Ventas, César Rincon est à l’heure actuelle un des parrains d’alternative les plus symboliques pour les jeunes toreros auxquels il indique, tel un phare lumineux, le chemin à suivre.
Né le à Arles le 11 juillet 1981 où il a pris l’alternative des mains d’Espartaco et de Rincon le 11 septembre 1999. Il a confirmé à Madrid le 2 octobre de la même année.
JUAN BAUTISTA
Avec une constance admirable, depuis son retour dans les ruedos, Juan Bautista suit le chemin qu’il s’est tracé : celui d’un toreo épuré, sans concession au spectaculaire et tout entier tourné vers un approfondissement de chaque suerte. Le propos peut paraître décalé par rapport à la mode mais il répond pourtant à une nécessité : on torée comme l’on est et pour être en accord avec l’homme Jean Baptiste, le torero Juan Bautista a choisi la voie la plus difficile, celle d’un toreo intériorisé et sincère qui correspond le mieux à son identité. Revenir au sommet après avoir interrompu la course n’est jamais facile. Mais Juan Bautista y parvient pourtant comme le démontre son grand triomphe remporté à Nîmes lors de la feria de Pentecote qui le vit sortir a hombros par la Porte des Consuls après avoir coupé la bagatelle de trois oreilles au terme d’une prestation au cours de laquelle son élégance et sa maturité furent mises au service de l’exigeante conception du toreo qu’il entend exclusivement développer désormais.
Né à Arles le 1er novembre 1985 où il a débuté avec picadors le 26 mars 2005. Véritable révélation de la saison passée qui l’a vu triompher partout, il est un des grands espoirs de sa génération.
MEHDI SAVALLI
Au risque de décevoir tous ceux - étrangers au monde taurin - qui ne verraient dans Mehdi Savalli qu’un phénomène de société plus ou moins rapidement périssable, il convient d’affirmer qu’il est avant tout un des grands espoirs de sa génération. Pour qui en douterait, il suffit de vérifier avec quelle attention des arènes comme Madrid, Barcelone, Valence, Cordoue ou Séville l’ont accueilli, sans parler bien sûr de tous ces ruedos secondaires mais jamais mineurs où son abattage, sa joie de vivre, son enthousiasme et sa générosité ont apporté partout au public ce qu’il vient aussi chercher dans une arène : un peu de bonheur et de gaité. Mais Mehdi a apporté aussi, à diverses reprises, ces moments de perfection où par la grâce d’un torero le public tout entier entre dans une autre dimension. À Saint-Sébastien, Arnedo et Séville notamment, Mehdi a en effet atteint ce niveau réservé à de rares privilégiés et qui leur permet, à base de temple, de toucher le public dans ce qu’il a de plus profond : les émotions pures qui naissent de la communion véritable avec l’artiste. Entre ces deux pôles, la carrière de Mehdi lui a permis jusqu’ici d’apparaître comme un novillero formidablement doué et toujours perfectible. Sans rien perdre de ses qualités naturelles, il lui appartient désormais, en passant au niveau supérieur, de réaliser la synthèse que chacun attend de lui. Et de ce point de vue, le formidable triomphe remporté à Vic lors de la feria de Pentecote a apporté la preuve aux aficionados, et au torero, qu’une carrière importante peut s’ouvrir devant lui. Fort d’une maturité nouvelle et de retour vers la source la plus pure du toreo, Mehdi s’est engagé sur une voie royale qui devrait, s’il la suit jusqu’au bout, le consacrer très vite comme un torero de grandes ferias.