“Chenel”, “Labrit”, “Champagne”, “Brazil”, “Esfuerzo”... les meilleurs chevaux toreros et les stars du rejoneo, Leonardo Hernandez, Pablo Hermoso de Mendoza, et Andy Cartagena, promettent aux aficionados de revivre une matinée au sommet.
CORRIDA
6 toros de YONNET
Devise : verte et blanche. Escoussure : Eperon supérieur aux deux.
Mas de la Belugue - Arles
Dans l’esprit de ceux qui la vécurent, les clameurs de la dernière Pâques résonnent encore, ainsi que le tumulte d’une vuelta d’apothéose faite à petits pas par un ganadero comblé devant le public debout... Six fauves noirs armés de dagues fines et malicieusement baptisés de noms de gladiateurs antiques venaient de porter la fureur et la guerre dans le ruedo de l’amphithéâtre arlésien, ne laissant aux hommes qui les affrontèrent aucun instant de répit... Népox, Vindix, Tyron, Messala, Metellus, Strato... Une nouvelle page de la légende du plus ancien élevage de toros braves français venait de s’écrire. Fiers et agressifs, jamais faciles, durs de pattes et de caractère, très braves parfois, sournois aussi et parfois nobles, tels sont les pensionnaires de la Bélugue dont Hubert Yonnet estime que ceux qu’il a choisis pour cette année sont encore plus sérieux que leurs frères de l’an passé. Ce qui promet une belle empoignade.
EL FUNDI
José Pedro Prados “El Fundi” est né le 23 décembre 1966 à Fuenlabrada (Madrid). Il a pris l’alternative le 22 septembre 1987 à Villaviciosa de Odon des mains de Joselito et El Bote. Il a toréé 37 corridas en 2005 pour 30 oreilles.
Après quelques années de galère, le Fundi a retrouvé dans le coeur de l’aficion française sa place de prédilection. Lidiador exemplaire, il a ainsi reçu l’an passé le prix Popelin qui récompensait une saison entière de peleas sans concession face à des adversaires jamais faciles. Que faudra-t-il de plus pour que l’Espagne accorde enfin au Fundi la même place que lui offre la France ? Ce petit coup de pouce du destin qui rend possible le triomphe dans une arène de transcendance. ce qui n’est sans doute plus pour lui qu’une question de temps.
DENIS LORE
Denis Loré est né à Nîmes le 31 juillet 1968 où il a pris l’alternative le 2 juin 1990 des mains de Emilio Muñoz et Fernando Lozano. En 2005 il a toréé 10 corridas pour 10 oreilles.
Depuis deux saisons, Denis Loré a acquis une dimension nouvelle, dépassant le statut de belluaire valeureux pour accéder à celui de torero profond. L’an passé à Arles il s’imposa face aux toros de Yonnet, sortant en triomphe au terme d’une tarde éprouvante. Quelques jours plus tard, c’est à Nîmes qu’il triompha aussi. Le reste de la saison fut à l’avenant, imposant le nîmois comme un des toreros les plus solides de l’actualité dans le registre des corridas difficiles. 2006 s’annonce crucial pour la suite de sa carrière.
JOSE IGNACIO RAMOS
José Ignacio Ramos est né à Burgos le 27 juillet 1970 et a pris l’alternative le 15 mai 1993 à Vitoria des mains de José Antonio Campuzano et Rui Bento Vazques. En 2005 il a toréé 24 corridas pour 33 oreilles.
Son visage de centurion dit mieux que son palmarès le profil de carrière de José Ignacio Ramos : corridas dures, pueblos perdus, Madrid ou Bilbao dans les cartels toristas font de son quotidien un long chemin de croix dont chacune des stations porte le nom d’une ganaderia emblématique. Ce qui ne perturbe en rien sa volonté d’aller de l’avant et de toréer davantage, fût-ce dans le même créneau. Ramos est un vaillant, un belluaire à l’ancienne dont le toreo ne s’embarrasse pas de fioritures inutiles : dominer puis tuer, tel est son credo.