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PADILLA - TELLEZ - SAVALLI
Le grand concours des toros de France
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Pour la première fois quatre ganaderos arlésiens, un gersois et un languedocien se disputent le prix “Toro de France”. Pour les départager, trois lidiadors banderilleros.
Le temps est venu de rendre justice aux ganaderos de France qui depuis de longues années, malgré une conjoncture peu favorable et un marché souvent fermé, persévèrent dans leur projet de développer dans nos régions des élevages capables de rivaliser avec les meileurs d’Espagne. Sur les méthodes d’élevage, il y a longtemps que le modèle français a fait ses preuves. Pourtant, les statistiques ne laissent pas de place au doute : avec seulement 15% des toros lidiés l’an passé issus des ganaderias françaises, la part concédée à celles-ci est trop réduite pour leur permettre de se développer et celle-ci s’explique, essentiellement, par la proximité de la concurrence espagnole. Au Mexique, en Colombie, en Equateur, au Pérou ou au Vénézuela, les figuras combattent sans problème les toros des ganaderias locales, tout simplement parce qu’ils n’ont pas le choix et que ceux-ci proviennent de celles qu’ils affectionnent en Espagne. Cette seconde condition est également remplie par les ganaderias françaises qui pour la plupart ont fait un effort important depuis quinze ans en allant chercher en Espagne des souches prestigieuses, ce qui explique que le niveau de qualité ait augmenté. Reste à franchir le dernier pas : rendre habituelle la présence de corridas françaises dans toutes les ferias. Il ne fait aucun doute que les succès remportés par chacune d’entre elles oeuvrent dans l’intérêt commun, mais il ne fait aucun doute non plus que l’avenir passe par la décision des figuras de soutenir leur progression en acceptant de les combattre. De ce point de vue, les triomphes remportés par Ponce, le Juli, Sébastien Castella et Juan Bautista face à des corridas de Robert Margé, constituent un précédent important susceptible d’accélérer le mouvement.
Ville du Taureau par excellence et terroir naturel d’un grand nombre de ganaderias françaises, Arles a toujours accompagné les efforts des ganaderos nationaux, et depuis dix ans nombreux sont ceux qui, à la suite de Hubert Yonnet, ont pu débuter en corrida ou en novilladas dans l’amphithéâtre : le Scamandre, Tardieu, Blohorn ou Piedras Rojas peuvent en témoigner, ainsi que toutes les autres ganaderias qui ont eu la possibilité d’y triompher en novilladas ou becerradas. En proposant cette corrida-concours, un pas supplémentaire est franchi, en ce sens que six toros de France se voient offrir d’investir un des créneaux toristas les plus réputés de la temporada française. L’enjeu est important : collectivement, de montrer la richesse et l’éclectisme du terroir brave français et individuellement, d’offrir à chacun des ganaderos un tremplin de choix pour se projeter vers une dimension nouvelle. Quatre ganaderos arlésiens, un languedocien et un gersois ont accepté de relever le défi
Afin que cette opportunité en soit réellement une, il importait de confier la lidia à des toreros capables de l’assumer en mettant en valeur leurs adversaires et le choix de confier le rôle de chef de lidia à Juan José Padilla s’imposait. À lui revient la charge de faire briller les toros de Tardieu et de l’Astarac. Inédit en Europe, le mexicain Israël Tellez est un des toreros les plus importants de son pays. Pour lui, les toros de Gallon et de Margé. Quant à Mehdi Savalli qui connait mieux que personne toutes les ganaderias de France où il effectue sa préparation, son effort méritoire face aux Miuras pour Pâques motive cette deuxième opportunité de démontrer devant l’aficion de sa ville qu’il a toute sa place dans les ferias de son pays.
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CORRIDA CONCOURS
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TARDIEU FRERES
Devise : violet, blanc et noir
Mas de la Cour des Boeufs, Mas Thibert
Ancienneté de création : 1951
Origine : Pierre Pouly et Pereda
Début en corrida : 1997
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AIMÉ GALLON ET FILS
Devise : vert et noir
Mas d’Icard, Mas Thibert
Ancienneté de création : 1956
Origine : Juan Pedro Domecq
Début en corrida : 1993
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CHRISTOPHE YONNET
Devise : vert, blanc, plomb
Gare des Charlots, Salins de Giraud
Ancienneté de création : 1989
Origine : Parladé et Pinto Barreiro
Début en corrida : 2002
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GANADERIA DE L’ASTARAC
Devise : blanc et rouge
Ferme “Cantaou”, à Bars, Gers
Ancienneté de création : 1992
Origine : Parladé et Gamero Cívico
Début en corrida : 6 août 2008
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ROBERT MARGÉ
Devise : bordeaux et or
Domaine des Monteilles, Fleury d’Aude
Ancienneté de création : 1993
Origine : Cebada Gago, Nuñez del Cuvillo,
Santiago Domecq
Début en corrida : 2002
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PIEDRAS ROJAS
Devise : bleu marine, blanc, rouge sang
Mas de l’Ilon, Raphèle
Ancienneté de création : 1998
Origine : Marquis de Domecq
Début en corrida
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Juan José PADILLA |
| est né le 23 mai 1973 à Jérez où il a pris l’alternative le 18 juin 1994 des mains de Pedro Castillo et du Niño de la Taurina. Il a confirmé son alternative à Madrid le 10 septembre 1996 des mains de « Frascuelo », témoin, Juan Carlos Vera, face à des toros du marquis d’Albasserada. En 2009 il a toréé 40 corridas au cours desquelles il a coupé 63 oreilles et 2 queues. |
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Israël TELLEZ |
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est né à Uriangato (Mexico) le 28 août 1979 où il a pris l’alternative le 25 décembre 2001 des mains de Zotoluco et Fermín Spinola face à des toros de Francisco Rivera. Il a confirmé son alternative à Mexico le 22 février 2004 des mains d’Humberto Flores avec pour témoin Federico Pizarro face à des toros de Santa Fé del Campo. |
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Mehdi SAVALLI |
est est né à Arles le 1er novembre 1985 et y a pris l’alternative le 8 septembre 2006 des mains de Cesar Rincon et Juan Bautista, coupant deux oreilles et sortant en triomphe. En 2009 il a toréé 12 corridas et coupé 13 oreilles et une queue. |
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