presentation

 

 
VENDREDI
2 AVRIL
    11H
    17H30
SAMEDI
3 AVRIL
    11H
    17H
DIMANCHE
4 AVRIL
    11H
    17H
LUNDI
5 AVRIL
    11H
    17H

  EL JULI - CASTELLA - MARCO LEAL
EL Juli - Castella le cartel de la temporada
 
 
Prendre son alternative des mains des deux toreros les plus performants du moment constitue pour Marco Leal un tremplin prestigieux pour lancer sa carrière.
 
Sur le papier, le cartel d’alternative offert à Marco Leal est un des plus prestigieux qui puisse se construire actuellement. Un sacré challenge pour le torero arlésien, qui, face aux toros de Garcigrande, va devoir se mesurer à deux des toreros de premier rang les plus importants du moment. Parrain, un Juli dont on aurait tort de penser qu’il a atteint la plénitude de son toreo, tant chaque année qui passe permet d’en découvrir de nouvelles facettes. De tous les toreros actuels, il est à coup sûr celui qui respecte le plus le toro dans sa manière d’appréhender ses faenas. Loin d’imposer à tous une même distance – longue ou courte selon les toreros – c’est toujours celle qui leur convient le mieux à chaque moment de la faena qu’il leur propose, faisant de chaque faena un chef-d’oeuvre d’intelligence et de précision. Loin d’être pourtant le seul fruit d’une tête privilégiée comme le monde taurin en a connu très peu, le toreo du Juli acquiert sa réelle importance grâce à son ambition sans limite et à son respect profond du public. Le Juli est avant tout un torero qui paye comptant tarde après tarde, tirant la quintessence de chacun de ses adversaires, sans jamais renoncer à leur imposer le toreo le plus classique qui soit. « Patron » incontesté de l’escalafon depuis dix ans déjà, le Juli est pour tous ses jeunes compañeros un exemple à suivre, voire à égaler… ou, pourquoi pas, mais cela paraît difficile, à dépasser pour entrer à son tour dans l’histoire.

Une gageure que peu de toreros osent relever, exception faite pour Sébastien Castella qui mène depuis plusieurs saisons un assaut semble-t-il imparable vers la plus haute marche. Car si le discours, de même que le toreo de Sébastien ont évolué, son ambition reste toujours la même : être le premier. Cette ambition est facile à mesurer : il suffit de voir avec quelle constance Sébastien s’impose, saison après saison, dans les principales ferias, et de considérer comment, face à tous types d’adversaires, il parvient à mettre en place ses faenas, pour comprendre que le feu qui brûle en lui est des plus sacrés. Ce qu’une observation plus fine de son évolution artistique permet de vérifier aussi : après plusieurs années consacrées à se consolider au plus haut niveau au- prix d’une prise de risque constante et souvent téméraire, une fois sa position acquise, Sébastien n’a pas hésité à se remettre en question, comme plusieurs de ses faenas de ces deux dernières saisons ont permis de le vérifier. De ces faenas qui lui ont permis d’apparaître sous un jour nouveau aux yeux des aficionados, les arènes d’Arles furent le théâtre aussi, l’an passé notamment, lors de deux rendez-vous qui resteront dans les mémoires.

Dire que le challenge qui attend Marco Leal n’est pas facile, chacun l’aura compris. Mais dans l’arène, chaque torero est seul avec lui-même face au toro. Sa générosité, son métier bien appris et l’abattage dont il a su faire preuve à diverses reprises dans sa carrière, sont pour Marco Leal des atouts non négligeables. Et puis, même si cela peut paraître quelque peu irrationnel, l’amphithéâtre arlésien semble porter chance aux nouveaux matadors :Joselito Adame et Roman Pérez n’ont-ils pas triomphé en grand lors de leurs alternatives respectives, face à des parrains tout aussi prestigieux ?


CORRIDA
6 Toros de GARCIGRANDE


 

Devise : blanche et rouge.
Señal : “hoja de higueras” aux deux.
Finca : «Garcigrande» Salamanca

Formée à l’origine à partir de celle de Juan Pedro Domecq voici trente ans, la ganaderia de Garcigrande, propriété de Domingo Hernandez, a connu un développement autonome qui l’a conduit en peu de temps à figurer parmi les plus importantes de l’actualité.
Généralement bas de type, aleonados et profonds, les toros de Garcigrande rappellent par leur physique celui des toros du Conde de la Corte dont ils proviennent aussi, la ganaderia de Juan Pedro Domecq ayant été créée à partir de cette dernière. On a coutume de dire que la nature du campo influe considérablement sur le caractère et le physique des toros. En s’installant à Salamanca, ceux de Juan Pedro Domecq y ont gagné en
rusticité sans rien perdre de leurs qualités essentielles - bravoure et noblesse - qui en font une des ganaderias préférées des figuras, non pas en raison des facilités qu’elle présente, mais au contraire en raison de sa caste, à l’exemple de l’excellent toro grâcié l’an passé à Nîmes par Javier Conde, de ceux face auxquels le Juli coupa trois oreilles en septembre, ou du lot lidié dans ces mêmes arènes, voire de ceux, marqués du fer jumeau de Domingo Hernandez, face auxquels Juan Bautista et Sébastien Castella triomphèrent lors de leur mano a mano de l’année dernière.

 
Voir les TOROS en VIDEO

  EL JULI
est né le 3 octobre 1982 à Madrid. Alternative à Nîmes le 18 septembre 1998 des mains de Manzanares et Ortega Cano face à des toros de Daniel Ruiz. Confirmation à Madrid le 23 mai 2000 des mains d’Enrique Ponce et Rivera Ordoñez face à des toros de Samuel Flores. Incontestable numéro un mondial, en 2008 il a toréé 74 corridas, au cours desquelles il a coupé 104 oreilles et 3 queues. En 2009 il a participé à 58 corridas, coupant 78 oreilles et une queue.
  Sébastien CASTELLA
  est né le 31 janvier 1983 à Béziers où il a pris l’alternative le 12 août 2000 des mains d’Enrique Ponce et de José Tomas face à des toros de Juan Pedro Domecq. Il a confirmé à Madrid le 28 mai 2004 des mains d’Enrique Ponce et Matias Tejela face à des toros de Valdefresno. Après une grande saison 2006 qui l’a vu s’installer au sommet de l’escalafon et conquérir le rang de figura, Sébastien a marqué le pas en 2007 suite à une grave blessure reçue à Cali et à un changement d’apoderado. En 2008 il a réalisé une saison ascendante. En 2009, revenu à son meilleur niveau, il a confirmé l’évolution de son toreo, toréant de 54 corridas pour 83 oreilles.
  MARCO LEAL
est né à Arles le 25 mai 1989 où il a remporté, en 2007 et 2008 les deux plus importants triomphes de sa carrière, avec dans l’intervalle une longue temporada de convalescence. Complet lors des trois tercios de la lidia, Marco est un torero engagé et athlétique dont les principales qualités sont le courage, l’abnégation et une solide technique qui lui permet de se montrer à son avantage dans toutes les situations. Après une saison 2009 au cours de laquelle il a relevé avec succès de nombreux défis, cette alternative prestigieuse que vont lui donner deux des principales figuras contemporaines est un tremplin susceptible de le projeter dans toutes les ferias françaises. En 2009 il a toréé 17 novilladas et coupé 6 oreilles.
 
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