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En misant sur la plus “torista” des ganaderias issues de l’encaste Tamaron, celle de Jandilla, Bruno Blohorn a fait le pari de la qualité mais aussi celui de savoir préserver le difficile équilibre entre caste et toréabilité. Après des débuts tonitruants en novillada, la ganaderia a donc dù affronter le problème toujours délicat du renouvellement de ses sementales; ce que le ganadero a fait avec brio comme le montrent les ultimes produits qu’il a lidiés l’an passé. Avec une ambition renouvelée, la ganaderia Blohorn revient donc à Arles, où, pour ses jandillas, l’aventure avait débuté avec succès.
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NOVILLADA
6 Novillos de BLOHORN
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Devise : Orange, blanche et verte
Señal : Les deux hendidas
Finca : Mas de Carrelet, Arles
Après avoir pris la difficile décision de s’expatrier en Espagne pour faire carrière, Patrick Oliver a commencé l’an passé à en recueillir les fruits. Son courage, son talent, ont covaincu le Juli que l’on pouvait miser sur lui, et en l’intégrant au centre de formation qu’il soutient grâce à sa Fondation, il lui a permis de réaliser une première saison riche de promesses. Vingt-quatre novilladas, triomphateur de diverses ferias, et surtout trois cornadas dont une gravissime qui lui a transpercé la gorge, tel est le bilan de sa première saison. Son toreo statique et engagé dans le droit fil de celui d’un Perera ou d’un Castella, repose tout entier sur le temple. 2010 est pour lui la saison des grands rendez-vous dont le premier est à Arles.
Grande saison aussi, du moins sur le papier, pour le salmantino Juan del Alamo en qui tout le Campo Charro voit le digne successeur de Robles et du Capea. Toreo classique au tempérament bouillant, il est un des grands espoirs de sa génération en raison d’un torero puissant dont l’expressivité un peu barroque n’est pas sans rappeler celle de toreros plus anciens, quand le stoïcisme vertical qui prime aujourd’hui ne s’était pas encore imposé comme la référence unique.
Grand espoir, l’arlésien Thomas Joubert l’est également ainsi que l’ont montré, après sa somptueuse prestation arlésienne en avril dernier, ses magnifiques performances madrilènes et sévillanes. Son toreo possède une senteur rare dans laquelle le temple et une rare faculté d’abandon se conjuguent à un aguante tout aussi important. Des arguments plus que suffisants pour prétendre faire carrière, même si son courage stoïque lui a déjà valu aussi quelques cornadas graves qui en disent long sur son ambition. Après avoir attité sur lui l’attention du mundillo en 2009, Thomas est aujourd’hui à la croisée des chemins et cette novillada arlésienne sera probablement déterminante pour la suite de sa saison.
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Pour les NOVILLEROS |
Patrick Oliver / Thomas Joubert / Juan del Alamo |
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