|
| |
EL JULI - JUAN BAUTISTA - MATIAS TEJELA
l’empreinte du Juli |
|
| |
L’élégante classe de Juan Bautista et la furie créatrice de Matias Tejela à l’épreuve du Juli et face à l’une des meilleures ganaderias de l’année. |
|
Depuis dix ans, le Juli détient à Arles un record difficile à égaler en ce qui concerne sa régularité dans le triomphe. Les aficionados se souviennent des queues coupées, du toro de Zalduendo grâcié, mais surtout des nombreuses sublimes faenas que le Juli, année après année, a offert dans l’amphithéâtre. En acceptant d’ouvrir et de cloturer cette feria de Pâques, le Juli fait le pari de marquer celle-ci de son empreinte, celle du véritable patron de l’ecalafon qu’il est, face à une ganaderia qui ne fait pourtant pas partie de ses préférées. Les aficionados se souviennent peut-être que lors de son seul contre six bayonnais de l’an passé, face à deux toros du Puerto de San Lorenzo compliqués, le Juli s’imposa toutefois par sa volonté, son sens de la lidia et son pundonor immense. Mais quel combat ! Quelle intensité dans ce véritable corps à corps qui en aurait fait douter plus d’un. Le souvenir de ce qui est un des souvenirs les plus durs de sa saison passée n’a pourtant pas rebuté le torero. En grande figura qu’il est, dès que la proposition lui en a été faite, il a accepté de retrouver les toros du Puerto. Un geste qui l’honore et qui en dit long sur l’ambition du seul torero important de notre époque à accepter les toros de tous les encastes.
Après dix ans d’alternative aussi, Juan Bautista s’est imposé comme une des valeurs sûres de l’escalafon et comme un des toreros les plus réguliers dans les arènes françaises. Ses triomphes se comptent par dizaines et il n’y a pas une grande porte en France qu’il n’ait franchi a hombros à diverses reprises. À Arles, bien sûr, plus que nulle part ailleurs, ce qui explique l’engouement que chacune de ses prestations y suscite. Enfant de Camargue, Juan Bautista a montré à tous les jeunes toreros arlésiens que l’on pouvait aussi être figura en naissant au bord du Rhône, à condition de se donner les moyens de ses ambitions. Ceux que Juan Bautista a choisi ne sont pas les plus confortables, dans la mesure où la voie du toreo classique n’est pas la plus facile. Pourtant, sans jamais renoncer au toreo classique sans concession, Juan Bautista se refuse les recours moins orthodoxes que les toreros obnubilés par les statistiques prennent le soin de mettre au point pour pallier à l’impossibilité de réussir à un moment donné le toreo dont ils rêvent. Se faisant, il assume le risque de se fragiliser afin de se placer dans les conditions optimales de toréer comme il le souhaite. Cette constance dans le projet artistique qu’il a choisi explique l’importance des triomphes remportés par Juan Bautista dans les plus grandes arènes, à l’image de sa faena référence offerte voici deux ans à Las Ventas, considérée comme la plus importante de cette saison.
L’ambition de Matias Tejela repose sur d’autres fondements. Torero de pundonor et de race, il possède un tempérament de battant que l’on a pu apprécier à Arles dans le passé, mais aussi à Madrid ou Séville. Cette « rage » mise à triompher, Matias Tejela entend la transmuter en expression artistique, et il y parvient souvent, grâce à son incontestable capacité technique et à son sens esthétique. En 2009, mieux que durant les saisons précédentes, il a fait preuve de cette régularité dans le haut niveau de performances sans laquelle aucune carrière de haut niveau n’est possible. Son objectif en 2010 est bien sûr de confirmer.
|
|
CORRIDA
6 Toros de PUERTO DE SAN LORENZO
|
Devise : rouge et jaune.
Señal : “puerta” à droite “ahigarado” à gauche.
Finca : «Puerto de la Calderilla» Salamanca
Alors que celle d’Atanasio Fernandez est sur le point de disparaître, en raison surtout d’une perte de caste que ses propriétaires n’ont pas su endiguer, la ganaderia du Puerto de San Lorenzo, qui en est issue directement, porte fièrement le flambeau de cet encaste purement salmantino grâce à une sélection dénuée de concession dans laquelle la recherche de bravoure a été constante, ce qui explique son succès. Classée par la presse spécialisée espagnole parmi les trois ganaderias les plus importantes et régulières de la dernière saison, elle a déjà offert à Arles de nombreux triomphes importants grâce à la bravoure souvent noble de ses atanasios dont le trapio imposant explique la participation constante aux ferias des principales arènes espagnoles depuis déjà vingt ans. Deux décennies qui ont vu le type de la ganaderia évoluer, pour parvenir de nos jours à un modèle équilibré, long et profond, toujours très bien armé, légèrement “aleonado” c’est à dire fort du devant, un peu comme les toros de la ganaderia du Conde de la Corte dont ceux du Puerto sont aussi les lointains descendants. Les toros du Puerto ont offert à Juan Bautista et Matias Tejela leurs plus importants triomphes madrilènes, tandis que le juli a montré l’an passé toute la puissance de son toreo face aux deux lidiés à Bayonne.
| Voir les TOROS en VIDEO |
 |
|
 |
|
EL JULI |
| Julian Lopez “El Juli” est né le 3 octobre 1982 à Madrid. Alternative à Nîmes le 18 septembre 1998 des mains de Manzanares et Ortega Cano face à des toros de Daniel Ruiz. Confirmation à Madrid le 23 mai 2000 des mains d’Enrique Ponce et Rivera Ordoñez face à des toros de Samuel Flores. Incontestable numéro un mondial. En 2009 il a participé à 58 corridas, coupant 78 oreilles et une queue. |
 |
|
JUAN BAUTISTA |
| |
Juan Bautista est né le 12 juillet 1981 à Arles où il a pris l’alternative le 11 septembre 1999 des mains d’Espartaco et César Rincon face à des toros de Zalduendo. Il a confirmé à Madrid le 2 octobre de la même année. En 2009 il a toréé 27 corridas et coupé 29 oreilles. |
 |
|
MATIAS TEJELA |
| Matias Tejela est né le 28 octobre 1982 à Madrid et a pris l’alternative le 15 mars 2003 à Castellon des mains de Damaso Gonzalez et Joselito et l’a confirmée à Madrid le 14 mai suivant. En 2009 il a toréé 33 corridas et coupé 53 oreilles et 2 queues. |
|