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    17H30
Samedi
11 avril
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  JULI - PERERA
Le choc des conquérants
 
 
Entre le Juli et Perera, une impitoyable competencia est engagée. Au terme de la saison qui débute par leur confrontation à Arles, la hiérarchie du toreo sera peut-être modifiée. Chaque rendez-vous compte et Arles est le premier.
 
Le toreo est une histoire que l’on écrit muleta en main. Depuis dix ans, le Juli a offert de sompteuses pages d’une prose riche, en s’installant durablement au-delà de cette ligne périlleuse de l’autre côté de laquelle tous les toros embistent à condition que l’on soit capable d’y rester. Le secret de la suprématie du Juli réside dans sa volonté inébranlable d’investir ce sitio où la plupart de ses compañeros n’osent pas aller, et d’y obtenir que les charges s’enchaînent sans rupture de rythme. À ce jour, sa maîtrise était inégalée. Mais depuis l’an passé, un autre torero, qui fut son protégé, s’est lui aussi installé au-delà de la frontière interdite et, profitant de son allonge supplémentaire, y a construit en quelques mois une anthologie de ce que l’on peut d’ores et déjà considérer comme le toreo post-moderne, tant son style apparaît novateur et de nature à marquer une nouvelle époque de la tauromachie, à condition bien sûr que Miguel Angel Perera, puisque c’est de lui qu’il s’agit, parvienne à systématiser ses performances. Son style plus délié qui se base sur un courage d’airain et une ambition démesurée le promet à de hautes destinées, mais les toros ne respectent pas toujours ceux qui les défient au plus prés. Une cornada gravissime reçue à Madrid au terme d’une saison triomphale lui a d’ailleurs coûté quatre mois d’arrêt. Dans l’esprit des professionnels, Perera est d’ores et déjà consacré, et lui-même n’hésite pas à avouer son ambition d’être le premier. La question qui se pose donc, et dont la réponse conditionnera la hiérarchie du toreo dans les mois qui viennent, est de savoir si, comme le Juli l’a fait, il sera capable de rester au niveau atteint la dernière saison qui fut de loin la meilleure de sa carrière. Et la question se pose aussi de savoir si le Juli, âgé d’un an de plus à peine que son nouveau rival, est disposé à se laisser faire. Chacun sait bien sûr que non, et la competencia qui se profile promet d’être sévère. Passer après ces deux monstres sacrés n’est pas à la portée de n’importe qui, ce que le sévillan Daniel Luque n’est pas. Lui aussi est ambitieux, lui aussi veut jouer les premiers rôles, et lui aussi possède cette facilité insolente pour trouver le sitio et y rester, laquelle permet de voir en lui un grand espoir auquel il ne manque encore qu’un peu de rôdage pour rivaliser pleinement avec les plus grands, ce que les arènes d’Arles, où il offrit une prestation méritoire l’an passé, lui donnent l’occasion de faire.

CORRIDA
6 Toros de JANDILLA


 

Devise : bleue.
Señal : “horquilla” aux deux.
Finca : "Don Tello" Merida
Ancienneté : 3 mai 1951

La ganaderia de Jandilla est issue en 1978 de celle fondée par don Juan Pedro Domecq de Villavicencio à partir de celle du Conde de la Corte (encaste Ybarra-Parladé-Tamaron) en 1930. Jusqu’en 1987 elle a été gérée par Fernando Domecq y Solis, aujourd’hui fondateur de Zalduendo, et depuis par son frère Borja Domecq y Solis. À partir de Jandilla qui est considérée comme la branche “torista” de l’encaste Domecq, a été créée la ganaderia de Fuente Ymbro.

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  EL JULI
Julian Lopez “El Juli” est né le 3 octobre 1982 à Madrid. Alternative à Nîmes le 18 septembre 1998 des mains de Manzanares et Ortega Cano face à des toros de Daniel Ruiz. Confirmation à Madrid le 23 mai 2000 des mains d’Enrique Ponce et Rivera Ordoñez face à des toros de Samuel Flores. Incontestable numéro un mondial, en 2008 il a toréé 74 corridas, au cours desquelles il a coupé 104 oreilles et 3 queues.
  MIGUEL ANGEL PERERA
  Miguel Angel Perera est né le 27 novembre 1983 à Puebla de Prior. Il a pris l’alternative le 23 juin 2004 à Badajoz des mains du Juli et Matias Tejela face à des toros de Jandilla. Confirmation à Madrid le 26 mai 2005, avec César Rincon, Matias Tejela et des toros de Jandilla. En 2008 il a participé à 82 corridas au cours desquelles il a coupé 154 oreilles et 4 queues, obtenant par ailleurs le premier indulto d’un toro dans les arènes dacquoises. De Castellon à Madrid pour la feria d’automne où il s’était enfermé face à six toros, Miguel Angel Perera a survolé la saison.
 
  DANIEL LUQUE
Daniel Luque est né le 21 novembre 1989 à Gerena, Séville, et a pris l’alternative à Nimes le 24 mai 2007 des mains du Juli et de Sébastien Castella face à des toros d’El Pilar. Il a confirmé à Madrid le 5 juin 2008 des mains de Javier Conde et José Tomás face à des toros de Victoriano del Río. En 2008 il a torré 38 corridas au cours desquelles il a coupé 59 oreilles et 3 queues.
   
 
 
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