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Fêtes d'Arles




Courses Camarguaises




Feria du Riz
 
  17H30
  17H
DIMANCHE
13 SEPTEMBRE
  11H
  17H

  JOUR DE GLOIRE  
 
Si la tauromachie française avait besoin de symboles pour démontrer sa légitimité et croire en son avenir, quel meilleur cartel monterait-elle que celui de cette alternative de luxe au cours de laquelle deux enfants du sud ayant triomphé partout feront matador un troisième devant un public de passionnés ?
 

CORRIDA
6 Toros de VALDEFRESNO


 

Devise : rouge et jaune
Ancienneté : 16 mai 1994.
Finca 'Valdefresno'
Tabera de Abajo, Salamanca.

Si depuis dix ans déjà, la ganaderia de Valdefresno est présente lors des grands rendez-vous de la saison c’est avant tout en raison de la bravoure fonciaire dont font preuve ses “atanasios” matinés de “lisardo” qui est pour le public et les figuras une garantie de qualité. Ganaderia préférée de Sébastien Castella qui a remporté face à elle de nombreux triomphes, elle est issue de celle du Puerto de San Lorenzo face aux toros de laquelle Juan Bautista est sorti deux fois en triomphe de Madrid.


  SEBASTIEN CASTELLA
Sébastien Castella est né le 31 janvier 1982 à Béziers où il a pris l’alternative le 12 août 2000 des mains d’Enrique Ponce et de José Tomas face à des toros de Juan Pedro Domecq.. En 2008 il a toréé en Europe 55 corridas pour 70 oreilles et 3 queues, se classant 15ème de l’escalafon.
Après une saison en demie teinte probablement imputable à la grave blessure reçue à Cali l’hiver précédent, Sébastien Cstella est revenu au premier plan et s’affirme comme l’une des valeurs les plus sûres de la tauromachie contemporaine. Et son mérite est grand, alors qu’il subit la pression inhérente au très haut niveau, d’avoir fait aboutir l’évolution artistique dans laquelle il s’est engagé afin de ne plus être considéré seulement comme un torero puissant au courage rare, mais aussi comme un artiste d’une finesse parfois exquise. Cette douceur qui habite de plus en plus souvent ses muletazos est évidemment le reflet d’une âme apaisée, en même temps que le signe d’un aboutissement annoncé sur le chemin duquel ne manquait que la volonté de l’entreprendre. Après avoir conquis son territoire, après l’avoir défendu contre vents et marées, après s’être rassuré sur sa capacité à exister en imposant son point de vue, voire ses exigences de star, Sébastien a donc cessé de se faire - et de nous faire - violence, pour s’engager résolument dans la voie de cette tauromachie jubilatoire et gaie qui, sans rien perdre de l’engagement initial qui a fait sa force, lui a permis de s’imposer à lors de la dernière San Isidro madrilène dont il est triomphateur, de même qu’à Nîmes.
  JUAN BAUTISTA
Juan Bautista est né le 12 juillet 1981 à Arles où il a pris l’alternative le 11 septembre 1999 des mains d’Espartaco et César Rincon face à des toros de Zalduendo. En 2008 il a toréé 43 corridas et coupé 49 oreilles et 3 queues, se classant 18ème de l’escalafon.
Si l’on devait chercher dans la carrière de Juan Bautista la raison principale de son accession au plus haut niveau, c’est certainement sa grande facilité à comprendre les toros que l’on évoquerait. Mais si l’on voulait comprendre aussi pourquoi, alors qu’il est à la porte du dernier carré des figuras il ne l’a toujours pas intégré, c’est à cette même facilité que l’on ferait référence et à la retenue naturelle qui l’empêche parfois de cèder aux facilités que s’autorisent ses companeros lorsque toréer bien est impossible. Juan Bautista est-il trop intègre dans un art qui fait la part belle aux filous ? Sans doute. Mais il serait dangereux de lui demander de changer, tant cette réseve naturelle et cette exigence éthique sont conformes à ce qu’il est. C’est d’ailleurs en elles qu’il faut trouver la source de ses nombreux triomphes, tout comme c’est grâce à elle que l’on peut comprendre son choix risqué d’affronter par exemple avec succès les toros de Miura. Choix audacieux qui dénote sa volonté de ne pas se laisser enfermer dans des stéréotypes en même temps que de réaffirmer ses intentions : accèder au sommet sans renoncer à être ce qu’il est. A Arles, dont il est un torero fétiche, sa nouvelle confrontation avec Sébastien Castella promet d’être explosive après le rendez-vous de Pâques qui s’était soldé par un match nul parfait.
  ROMAN PEREZ
Roman Pérez est né à Arles le 10 mars 1989 et y a débuté avec chevaux le 8 avil 2007 avec Daniel Luque et Marco Leal face à des novillos de Carmen Lorenzo. En 2008 il a toréé 42 novilladas pour 78 oreilles, se classant second de l’escalafon.
Entre ses deux talentueux aînés, l’espace dans lequel Roman Pérez doit s’engouffrer s’il veut faire carrière est très mince et il devra pour s’y glisser utiliser à bon escient toutes les ressources de sa technique qui est vaste et complète, laquelle se double en outre d’un incontestable bon goût qui lui permet d’apparaître comme un torero capable et élégant. Leader depuis deux saisons du classement des novilleros, il devra aussi démontrer sa capacité à se dépasser qui lui a permis de triompher dans de nombreuses arènes, dont Séville en mai. La tâche qui l’attend n’est cependant pas facile, car ses deux companeros d’un jour ne lui feront aucun cadeau, ce qui est finalement
la meilleure manière de lui démontrer leur respect. Dans la jungle taurine nul ne fait de cadeau, et la première difficulté qui attend les nouveaux promus consiste à se mesurer avec des vétérans aguerris qui entendent bien conserver leur place. Dès sa première corrida Roman intègrera donc la cour des grands, où seul un engagement permanent, la constance et le don total de soi permettent de figurer sur le long terme. Il possède, chacun le sait, les qualités pour s’imposer, reste à savoir si il en aura la volonté. Telle est la véritable alternative qui s’offre à Roman le jour où on lui offre de la prendre au plus haut niveau dans sa ville, des mains de deux toreros français qui ont su tout sacrifier à leur vocation. Les capacités ne lui manquent pas, ses qualités sont nombreuses et l’aficion française ne demande qu’à adhérer à son projet. A lui d’allumer cette étincelle d’envie qui fera de son alternative le véritable départ de sa carrière et de lui un nouvel élu du public français.
 
 
 
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