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Fêtes d'Arles




Courses Camarguaises




Feria du Riz
 
  17H30
  17H
DIMANCHE
13 SEPTEMBRE
  11H
  17H

  MENDOZA VENTURA
PARFUM DE REVANCHE
 
 
Pour Pâques, le choc Mendoza Ventura annoncé a bien eu lieu. Depuis, chacun a suivi le cours de sa carrière et Mendoza a confirmé son entreprise sur le monde du rejoneo en sortant une nouvelle fois en triomphe de Madrid.
 
Le triomphe et la tragédie étaient au rendez-vous lors de cette dernière San Isidro, quand après avoir triomphé majestueusement lors de sa première prestation, Mendoza a vécu lors de la seconde un des moments les plus angoissants de sa carrière. Le sol glissant, un toro vif, un cheval jeune et l’accident survient. Pris de vitesse par son adversaire, Pata Negra, quatre ans, grand espoir de la cuadra du maestro, est renversé au centre du ruedo. Pour le sauver, Mendoza s’accroche aux cornes du toro. Ses larmes, lorsqu’il abandonne la piste à la fin de la corrida, disent mieux la part d’humanité de cette discipline dans laquelle on oublie parfois, en raison de la virtuosité des cavaliers et de leurs montures, que le danger est omniprésent. Une part d’humanité qui se traduit par la communion parfaite qui existe entre le cavalier et sa monture, et qui explique l’évolution radicale qu’a connu le rejoneo depuis dix ans, en raison de la surenchère à laquelle se livrent les figuras pour affirmer leur suprématie. Timorés s’abstenir : alors qu’il suffisait jadis de caracoler à distance respectable en posant les banderilles à bout de bras, il faut aujourd’hui, si l’on veut exister au plus haut niveau, “monter” littéralement sur le taureau et faire corps tout autant avec lui qu’avec ses montures. Rien de cela ne serait possible sans la confiance mutuelle qui existe entre les deux partenaires - l’homme et le cheval -, laquelle se forge et se consolide grâce à des années d’une préparation minutieuse. Cette logique de l’engagement explique le formidable engouement dont jouit le rejoneo depuis que Mendoza, dans le sillage de Gines Cartagena, a franchi les limites du possible. Des limites que sous la pression de Ventura, Mendoza est aujourd’hui contraint de repousser encore dans la mesure où le temps n’est pas venu pour lui d’abdiquer. L’accident de Madrid possède donc une double lecture : s’il le faut, Mendoza, est prêt à tout pour conserver son trône. Après leur triomphe commun de Pâques, les deux grands rivaux se retrouvent donc, avec Moura dans le rôle d’arbitre, pour disputer un nouvel épisode de leur dispute intime.
Mais à la différence de Pâques où, après une saison ébouriffante de Ventura, toute la pression était sur Mendoza, leur rendez-vous de septembre s’inscrit dans une nouvelle logique : stoppé net dans son ascension vers le trône par son absence de Madrid, Ventura se doit de mettre les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu. Une nouvelle étape de la conquête s’annonce, mais du haut de sa citadelle imprenable, bien campé sur ses positions et fort de ses triomphes madrilènes, Mendoza l’attend.

CORRIDA
6 Toros de GUTIERREZ LORENZO


 

Devise : blanche, rouge et jaune.
Ancienneté : 11 juillet 1875
Finca: "Espino Rapado". San Pelayo de Guarena.
Salamanca

Lorsqu’il acheta en 1987 à José Romero Pérez sa ganaderia de pure origine Murube créée à partir de celle du maestro Antonio Ordonez, le Nino de la Capea n’imaginait sans doute pas qu’elle deviendrait vingt ans plus tard la préférée des... rejoneadors. Car les toros de Murube furent toujours d’abord les préférés des matadors.
Malheureusement pour eux, aujourd’hui, leur bravoure trop douce est suspecte aux yeux des aficionados qui ne se souviennent pas qu’elle fut jadis à l’origine de tant de grandes faenas. Les rejoneadors en profitent donc, pour le plus grand plaisir de leur public de fidèles.


  JOAO MOURA
Joao Moura est né à Portalegre (Portugal) le 24 mars 1960. Il a pris l’alternative le 11 juin 1978 à Santarem des mains de David Ribeiro Telles, en présence de José Mestre Batista et José Juan Zoïo face à des toros de Palha.
  PABLO HERMOSO DE MENDOZA
Pablo Hermoso de Mendoza est né à Estella le 11 avril 1966. Il a pris l’alternative à Pamplona le 18 août 1989. En 2008 il a toréé 67 corridas, coupé 137 oreilles et 6 queues, se classant pour la troisième année consécutive numéro un de l’escalafon.
  DIEGO VENTURA
Diego Ventura est né le 4 novembre 1982 à Lisbonne et pris l’alternative à Utiel le 13 septembre 1998 des mains de son père. En 2008 il a toréé 66 corridas, coupant 168 oreilles et 16 queues, se classant second derrière Mendoza pour la seconde année consécutive et malgré plusieurs semaines d’arrêt suite à une fracture.
 
 
 
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