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Fêtes d'Arles




Courses Camarguaises




Feria du Riz
 
VENDREDI
11 SEPTEMBRE
  17h30
  17H
  11H
  17H
  CORRIDA CONCOURS  
 
Le Toro-Roi, la caste valorisée, l’intégrité d’un premier tercio authentique... comment rendre mieux hommage à la ganaderia de Yonnet à l’occasion de ses cent cinquante ans d’existence, qu’en la mettant en compétition avec cinq de ses homologues les plus huppés ?
 

CORRIDA CONCOURS


 

PARTIDO DE RESINA

Devise : bleu ciel et blanche
Ancienneté : 8 avril 1888
Finca : 'Partido de Resina'
Aznalcazar, Séville


L’énigme n’est pas prête d’être résolue, et pour les ganaderos actuels évoquer la parenté probable de leur ganaderia avec les toros de Saltillo est presque une injure faite à l’origine Gallardo des anciens Pablo Romero. Quoiqu’il en soit, après des années noires dont un des rares moments forts eut lieu à Arles voici dix ans avec une corrida exemplaire, la ganaderia de Partido de Resina ne ménage pas ses efforts, malgré de nombreux problèmes sanitaires, pour revenir au premier plan. L’an passé, lors de la corrida concours de Barcelone, le toro qui la représenta fut distingué par la presse pour sa pelea. Et en mars dernier, celui présenté à la corrida concours de Zaragoza fut excellent face à la cavalerie et face au torero... mais un peu juste de forces pour s’exprimer au mieux.

 

PRIETO DE LA CAL

Devise : rouge et or
Ancienneté : 23 mai 1919.
Finca : 'La Ruiza', San Juan del Puerto, Huelva.


Autre encaste historique dont ils sont les représentants uniques, les Veraguas de Prieto de la Cal sont en passe de gagner leur pari. Considérés depuis toujours comme faisant partie des plus braves face à la cavalerie, le reproche leur était fait de manquer de fond pour aller au bout des faenas. Mais à force de sélection, Tomas Prieto de la Cal, sans rien perdre de leurs qualités d’origine, semble avoir doté ses toros de cette endurance qui leur faisait défaut. L’an passé, un de ses toros a remporté la corrida concours de Zaragoza, et cette année, le magnifique colorado de plus de cinq ans qui y fut envoyé se montra encore plus complet, prenant six piques et offrant à son torero sa bravoure noble dans la muleta... malheureusement en vain. Le jabonero retenu pour la concours d’Arles est le toro le mieux noté de la camada.

 

HUBERT YONNET

Devise : verte et blanche
Ancienneté de création : 1859
Ancienneté à Madrid : 4 août 1991
Mas de la Belugue, Arles


Depuis un siècle et demi, la Belugo – l’étincelle - est synonyme de toro. Un siècle et demi de recherche patiente et d’efforts acharnés qui ont abouti à l’émergence d’une ganaderia originale dont les mots d’ordre furent toujours caste et mobilité, présence et personnalité. Quelle meilleure manière d’honorer la ganaderia Yonnet à l’occasion de son cent cinquantième anniversaire, que de lui offrir ainsi l’occasion de se mesurer une fois de plus à quelques élevages historiques : Partido de Resina, Prieto de la Cal, Conde de la Corte, Perez de Vargas, Cuadri, cinq noms prestigieux pour autant d’encastes et un défi à relever : démontrer que la bravoure n’a pas de frontière. Ce que les toros de la Belugue ont démontré à de nombreuses reprises avec brio, ce qui explique la réputation d’intégrité qui les précède partout et l’immense respect dont jouit cette famille de ganaderos arlésiens bien au-delà de nos frontières.

 

CONDE DE LA CORTE

Devise verte : rouge et or.
Antcienneté : 17 mai 1928
Fincas : 'Los Bolsicos', Jerez de los Caballeros (Badajoz).


La ganaderia-mère de tout le cheptel contemporain. Comme beaucoup d’autres avant elle, et malheureusement bien d’autres aussi après, la ganaderia du Conde de la Corte a connu des heures tristes, une baisse de caste, des problèmes de force et aussi l’oubli. Mais depuis quelques saisons, à base d’énormes sacrifices, d’efforts patients et d’un retour au coeur de son troupeau, l’actuel titulaire de la devise est revenu à un excellent niveau, comme les toros lidiés à Vitoria en 2007 et Zaragoza en 2008 le montrent. Des toros sérieux, profonds, armés sans concession aux modes, à l’image de ce que fut toujours cette ganaderia emblématique dont le retour au premier plan serait pour tous les aficionados un cadeau important dont le toro choisi avec grand soin pour la concours d’Arles apportera peut-être les prémices.

 

PEREZ DE VARGAS

Devise : bleue et jaune.
Ancienneté : 30 mai 1948
Fincas : 'El Toruño', Utrera, Séville.


Pendant de nombreuses années, les Pedrajas de Maria Luisa Dominguez Pérez de Vargas furent l’attraction du lundi de resaca de la feria de Séville en raison de la bravoure indomptable dont ils faisaient preuve face à la cavalerie et de la mobilité ardente qu’ils opposaient ensuite aux toreros. Mais pendant de nombreuses années aussi, la ganaderia, comme tant d’autres, a du lutter contre la règlementation européenne qui, en développant des programmes draconiens contre diverses maladies endémiques inhérentes aux troupeaux sauvages, a bien failli en faire disparaître certains. Mais malgré des abattages massifs auxquels elle a du se soumettre, la ganaderia de la famille Guardiola tient toujours le cap. Et à Arles, lors des divers concours, ses toros ont toujours offert des peleas remarquables.

 

CUADRI

Devise : mauve, jaune et blanche.
Ancienneté 8 avril 1956
Fincas : 'Comeuñas' et 'Cabecilla Pelá', Trigueros, Huelva.


Depuis plus d’un demi siècle l’étonnant mélange réalisé par le fondateur de la ganaderia entre les origines Urcola et Santa Coloma antique ne cesse de susciter des commentaires flatteurs : l’imposante charpente des premiers, et la caste vive des seconds, tel serait selon les spécialistes l’équilibre improbable auquel on serait parvenu, ce qui expliquerait le haut niveau de performance et cette rage folle - celle des Urcola - face à la cavalerie. Fernando Cuadri, préfère parler d’encaste propre, et même s’il est capable de suivre chacune de ses familles en foncion du degré d’appartenance davantage marquée vers un encaste ou l’autre, il considère qu’à ce jour tous deux se sont fondus dans ce qui constitue un troupeau atypique. L’an passé, un toro de Cuadri fut déclaré le plus brave de toute la temporada madrilène.


  LOPEZ CHAVES
Domingo Lopez Chaves est né le 1er juin 1977 à Ledesma et a pris l’alternative le 15 septembre 1998 à Salamanca des mains de Joselito et Ponce face à des toros du Capea. En 2008 il a participé à 18 corridas et coupé 6 oreilles.
Torero campero par excellence, Domingo Lopez Chaves attend le prochain train qui lui permettra de reprendre le grand voyage sur le circuit des ferias. Un circuit qu’il intégra voici trois temporadas, au point de devenir une des pièces maîtresse dans le créneau souvent ingrat des corridas dures où le public ne valorise pas toujours à leur juste mesure les efforts fournis par les toreros. De ces efforts vains les toreros conservent toujours la trace, et ce n’est souvent qu’après de longues années que ceux que l’on nomme - à défaut d’autre terminologie plus valorisante - les “spécialistes”, parviennent à cette maturité qui leur permet, dans les circonstances les plus difficiles, de révéler leur véritable identité. Faire le deuil de ses aspitations d’artiste pour endosser à temps complet l’habit exigeant du combattant est souvent pour le torero un déchirement que seul permet de compenser la fierté légitime que ressent celui qui accepte ce profil de carrière que le public choisit pour lui, lorsqu’il parvient à triompher de ces corridas que les figuras fuient. Face au toro de Partido de Resina, une ganaderia en pleine mutation, et à celui de Cuadri, Domingo Lopez Chaves aura à coeur de démontrer qu’il a enfin trouvé la clé de l’avenir que chacun espère pour lui, et à commencer par les aficionados du Campo Charro qui n’ont jamais douté de lui.
  SANCHEZ VARA
 
Francisco Sanchez Vara est né à Guadalajara le 18 juillet 1979. Il a pris l’alternative à Sacedon le 30 août 2000 des mains de Luis Francisco Esplá et du Soto de la Fuente, coupant trois oreilles. En 2008, il a toréé 55 corridas et coupé 90 oreilles et 3 queues.
 
Des pueblos de sa Alcarria natale aux arènes de la Vallée de la Terreur, Sanchez Vara connaît par coeur chacune des étapes de ce long chemin de croix qui est le quotidien des toreros que la fortune n’accompagne pas. Torero à l’ancienne forgé au feu de mille batailles, Sanchez Vara est à l’heure actuelle un des toreros les plus capables de l’escalafon dans ce type de combat et l’on ne peut expliquer le relatif ostracisme qui le prive encore d’intégrer les grandes ferias que par l’entêtante réputation de torero pueblerino qui lui colle aux basques. Le propos peut paraître injuste, et il l’est d’autant plus que Sanchez Vara a appris son métier en ayant toujours pour but premier de donner au public parfois très dur qu’il rencontrait sur son passage, ce qu’il était venu chercher : de l’émotion et du spectacle. Ce qu’il propose toujours tout au long des trois tiers, et ce qui dans le cadre d’une corrida concours pourrait tourner à son avantage, tant son habileté à tirer parti des situations les plus délicates apparaît comme une garantie : toujours attentif à obtenir de ses adversaires le meilleur de ce qu’ils ont à lui offrir, Sanchez Vara est un torero généreux qui permet à chacun de “voir” ses toros, ce qui, dans le cadre d’une corrida concours, est bien ce qu’on lui demande. Du toro de Prieto de la Cal, on est en droit d’attendre un grand jeu, au vu des sorties précédentes de cet élevage. Mais celui de Pérez de Vargas reste un mystère. A Sanchez Vara de l’éclaircir pour nous.
  FERNANDO CRUZ
Fernando Cruz est né à Madrid le 20 juillet 1982 et a pris l’alternative à Nîmes le 28 mai 2004 des mains du Juli et Manzanares face à des toros de Torrealta. En 2008_il a participé à 15 corridas et coupé 9 oreilles.
Sans nul doute, Fernando Cruz fait partie des toreros de coeur, de ces conquérants tout entier investis dans leur quête, et que rien, pas même les pires difficultés, ne saurait dévier de leur quête. Celle de Fernando s’énonce simplement : toréer bien, c’est à dire de la manière la plus classique, quelles que soient les circonstances. Et celles-ci ne lui sont que rarement favorables, dans la mesure où il semble entendu que le marché taurin est parfaitement cloisonné : d’un côté les toreros “de feria”, de l’autre tous ceux qui aspirent à intégrer ce premier groupe et qui doivent, pour y parvenir, affronter chaque jour les plus dures ganaderias qui soient. Un défi paradoxal qui explique que dans la catégorie des corridas dites “toristas” on rencontre davantage de belluaires que d’artistes. De ce point de vue, Fernando Cruz apparaît donc comme un paradoxe, dans la mesure où depuis son alternative c’est quasi exclusivement dans ce créneau qu’il survit, sans jamais avoir renoncé à ce qui fait l’originalité de son toreo : donner des muletazos longs, templés, ajustés, sans jamais se départir de cette recherche esthétique qui l’apparente parfois à un torero de l’importance de Curro Vazquez. Ses adversaires à Arles : un toro du Conde de la Corte, ganaderia que l’on sait en pleine évolution, et celui de Yonnet. Dans les deux cas, des combats que l’on peut prévoir authentiques et porteurs de cette saveur ancienne dont Fernando parfume ses faenas.
 
 
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